Traducteurs, interprètes et éditeurs

« La traduction, c’est la médiation entre la pluralité des cultures et l’unité de l’humanité. » Paul Ricœur

 
 
 
             

 

 

Sylvie Gentil, entre chinois et français : passeur de textes, passeur d’auteurs

par Brigitte Duzan, 08 juillet 2012

     

Prélude

     

Je me souviens de Michael Lonsdale lisant un jour une nouvelle inédite de Marguerite Duras dans une bibliothèque ; il y a des années de cela, mais j’entends encore nettement sa voix… Une femme est accoudée à un balcon, au bord de la mer, et regarde la plage devant elle. Tous les matins, elle voit arriver un groupe

d’enfants, en vacances ; ils jouent, mais

l’un des enfants reste à l’écart, solitaire, comme plongé dans d’autres pensées, dans un autre monde. On lui demande

 

Sylvie Gentil (photo Mathilde Claus)

s’il ne veut pas jouer, il dit que non, non de la tête, il regarde la mer, l’enfant…

     

Et moi je regarde Sylvie, là devant moi, et vois une autre enfant, qui joue sur une plage à Royan, une enfant que j’aurais pu regarder de mon balcon, sur cette plage de Royan, nous avons les mêmes souvenirs… la chaleur du soleil et l’infini de la mer, mais là-haut, le long de la côte sauvage, les blockhaus sombre et menaçants, surplombant la grève, comme première expérience de ce que peut bien être la mort, ou peut-être porte vers l’au-delà…

     

Blockhaus près de Royan

 

Plus tard, il y aurait une gentille adolescente cherchant autre chose, ailleurs, et se dessinant un autre chemin que celui tout tracé menant à la fac de Poitiers. Il fallait aller loin, plus loin, déjà. La solution passait par le chinois : impossible de l’étudier à Poitiers. L’Inalco, alors, devint île mystérieuse promettant l’inconnu.

     

L’Inalco tint ses promesses… Sylvie est de la promotion d’Emmanuelle Péchenart, de Pascale Guinot, elles ont

d’ailleurs fait des traductions ensemble, dans les années 1980. Elle garde en particulier un souvenir ému de François Cheng, venu un jour se pencher sur son épaule alors que, encore en première année, elle était à la bibliothèque essayant péniblement de déchiffrer une nouvelle de Ba Jin : je vous conseille plutôt, lui dit-il, de commencer par des poèmes Tang, vous verrez, c’est bien plus facile…

     

Sylvie, ensuite, est partie à Pékin, pour un premier séjour d’études de deux ans à

l’université Beida, de 1980 à 1982. C’était dans les premiers temps de la réouverture de l’université après la Révolution culturelle ; si la ville affichait encore des allures austères, l’université reprenait vie au bord de son lac. Revenue en France, Sylvie ne songea plus qu’à repartir.

      

Elle revint effectivement, en 1985, et n’en repartit plus. Elle est l’une des expatriées

 

L’université Beida

qui a la plus longue expérience de la vie pékinoise, la plus intense peut-être. Elle a vécu le frénétique bouillonnement de la seconde moitié des années 1980, une période d’immense espoir où tout semblait soudain possible - les gens étaient heureux, vibraient d’enthousiasme, dit-elle - puis les événements de juin 1989, la brutale reprise en mains du pouvoir et les années de plomb qui suivirent, années d’une infinie tristesse à laquelle elle a participé aussi, recevant chez elle les amis chinois contents de

voir qu’elle n’était pas partie et de pouvoir épancher un peu leurs désillusions dans un espace relativement  protégé.

           

La vie a repris peu à peu un cours normal. Et elle, pendant ce temps, découvrait la littérature chinoise en devenir, et une foule d’écrivains dont elle est devenue très proche et dont elle s’est fait le passeur, dans une autre langue. Mais sa première expérience est assez inattendue…

     

Vocation : traductrice

     

Elle logeait à l’Hôtel de l’Amitié (北京友谊宾馆), adresse classique aux relents soviétiques pour étrangers de passage dans la capitale, dans le district de Haidian : une adresse pleine de charme et d’ancienne simplicité, dit la publicité. C’était tout ce qu’il y a de plus simple, dans les années 1980. Mais on y rencontrait le gotha des expatriés.

     

Sous-titrage

     

Sylvie y fit la connaissance d’un Français qui faisait du sous-titrage pour le studio de Pékin et désirait passer le relais à quelqu’un d’autre. Elle accepta et fut embauchée pour y travailler un jour par semaine. Comme c’était à l’autre bout de Pékin, une voiture passait la chercher le matin et la ramenait le soir, couverte de poussière et dévorée par l’envie lancinante de prendre une bonne douche.

     

Le travail de repérage et minutage était déjà préparé,  quand elle arrivait, il ne lui restait plus qu’à travailler, à la main. Il lui fallait écrire de façon suffisamment lisible pour que les ouvriers à qui elle passait ensuite ses textes puissent les inscrire sans erreur sur le film : ils ne parlaient pas un mot de français et transcrivaient sur l’original ! Malgré tout, elle ne se souvient d’aucune erreur.

     

Le premier film dont elle a ainsi réalisé le sous-titrage fut … « La terre jaune » (黄土地), qui venait

d’être terminé. Il avait été tourné l’année précédente, en 1984, au studio du Guangxi, sur invitation spéciale, car Chen Kaige avait été affecté en 1983 au studio de Pékin. C’est là que furent ensuite effectués la post-production et le sous-titrage du film qui fit ensuite le tour des grands festivals internationaux.

     

Sylvie continua avec les grands films de la période, comme « L’affaire du canon noir » (《黑炮事件》), le premier film de Huang Jianxin (黄建新), ou « Le sorgho rouge » (《红高粱》), le premier réalisé par Zhang Yimou. Mais le travail n’était pas organisé en flux continu, il y avait des jours où rien n’était prévu ; alors les « ouvriers » sortaient un vieux film de derrière les fagots, un film étranger, ou, mieux encore, un film chinois des années 1930 ou 1940. Elle en a gardé un amour profond de cette cinématographie que bien peu de gens connaissaient alors, et elle en achète des DVD chaque fois qu’elle peut en trouver.

      

Pendant l’été 1987, cependant, les films produits devenant beaucoup moins intéressants, elle préféra abandonner ce travail pour passer à la revue La Chine, où elle resta jusqu’à l’été 1989. Dans la désolation qui suivit les événements de la place Tian’anmen, elle se tourna alors vers la traduction.

      

Premières traductions

     

Sa première traduction date en fait de 1988 : « La tabatière » (《烟壶》), l’une des plus célèbres nouvelles de Deng Youmei (邓友梅), couronnée du prix de la meilleure nouvelle "moyenne" en 1984 ; sa traduction fut publiée dans la collection Panda. Mais ce n’était pas un texte qu’elle avait choisi ; elle n’y avait pas trouvé le plaisir que l’on prend à une traduction d’un roman ou de nouvelles dont on a découvert l’auteur, avec lequel on se sent des affinités.

      

Ses deux traductions suivantes furent réalisées en collaboration avec d’autres traductrices. La première, publiée en 1992 chez Actes Sud, fut une partie des textes de « L’homme de Pékin » (《北京人》), de Zhang Xinxin (张辛欣), la traduction étant le fruit d’une collaboration multiple, sous la direction de Bernadette Rouis et de son amie Emmanuelle Péchenart qui avait découvert la

romancière à l’Institut d’art dramatique à Shanghai.

 

La tabatière (édition chinoise)

     

L’autre traduction, réalisée avec Pascale Guinot et publiée chez Actes Sud l’année suivante, en 1993, est « Le clan du sorgho » (红高粱家族), de Mo Yan (莫言), dont l’original avait été publié en Chine en 1986 et aussitôt adapté au cinéma par Zhang Yimou, film dont Sylvie avait réalisé le sous-titrage peu de temps auparavant…

      

En même temps, cependant, à partir de 1989, elle fit la découverte des « ses » premiers auteurs et commença des traductions en solo. A partir de là, chaque traduction représenta une aventure personnelle.

     

Au fil des découvertes

     

Sylvie ne travaille pas sur commande, ou exceptionnellement. Les écrivains qu’elle traduit sont ceux qu’elle découvre et qui lui plaisent, avec lesquels elle se sent suffisamment en symbiose pour pouvoir traduire leurs textes en se les appropriant et les réinventant sans les trahir.

     

Comme pour beaucoup de bons traducteurs, une traduction

 

Le clan du sorgho

n’est pas chez elle affaire d’un moment, mais nécessite une implication profonde ; elle ne laisse donc pas un écrivain traduit pour passer à un autre comme on jette une orange après l’avoir pressée, comme aurait dit Voltaire : ses traductions dessinent les contours d’une œuvre.  

      

Ce travail multiforme, avec les éditeurs les plus divers, s’étale maintenant sur plus de vingt ans et finit par dresser un tableau personnel d’un pan de littérature chinoise contemporaine d’où ressortent quelques figures marquantes qu’elle aura contribué à faire connaître en France.

     

1. Le premier écrivain qu’elle a découvert est Xu Xing (徐星), dont elle fit la connaissance très tôt : dans ses souvenirs, par un bel après-midi du printemps 1988, avant que les événements de Tian’anmen l’amènent à partir en Allemagne; une amie l’avait amené dans la chambre qu’elle occupait encore à l’hôtel de l’Amitié pour regarder un film. Il était jeune et inconnu ; ce fut le début d’une amitié

autant qu’une découverte littéraire. Il avait acquis une première notoriété en 1985 lorsque Wang Meng (王蒙) avait publié, dans la revue Littérature du peuple (《人民文学》) dont il était le rédacteur en chef, une longue nouvelle intitulée « Variations sans thème » (《无主题变奏》), écrite quatre ans plus tôt.  

     

Conquise par l’originalité du style et le ton d’un humour caustique, Sylvie rajouta quatre autres nouvelles et publia la traduction au début de l’année 1992, chez Julliard, sous le titre « Le crabe à lunettes ». Elle reviendra vers Xu Xing en 2003 pour revoir la traduction de ces nouvelles, publiées cette fois dans la petite Bibliothèque de L’Olivier

 

Le crabe à lunettes

en reprenant le titre chinois de la première nouvelle du recueil : « Variations sans thème ». Chez le même éditeur, elle publia en même temps  la traduction d’un roman désenchanté : « Et tout ce qui reste est pour toi » (《剩下的都属于你》).

     

Après Xu Xing, elle revint à Mo Yan pour traduire « Les treize pas » (十三步) qui, cette fois, parut au Seuil, en 1995.

     

2. C’est Xu Xing qui lui présenta ensuite Mian Mian (棉棉), la pétroleuse de Shanghai, celle que visait tout particulièrement le professeur Kubin lorsqu’il a clamé urbi et orbi que la littérature chinoise

    

Mian Mian

 

contemporaine était de la m…. (中国当代文学是垃圾)(1). Sylvie ne partage pas cet avis ; elle aime le naturel, la sincérité de Mian Mian. La maison d’édition L’Olivier étant, au tournant du millénaire, à la recherche de nouveaux auteurs pour renouveler son fonds, Sylvie leur apporta la traduction du roman interdit et si controversé « Les bonbons chinois » (《糖'), celui dont on dit qu’il a réussi à sauver son auteur de l’accoutumance à l’héroïne ; la traduction parut en 2001.

     

Sylvie continua ensuite à suivre ce que faisait Mian Mian ; lorsque sortit « Panda Sex » (《熊猫》), en 2005, avec

l’accord tacite des autorités chinoises, Sylvie traduisit ce roman apaisé qui marque la maturation de son auteur, affranchie des excès de la drogue et du sexe après avoir découvert le bouddhisme ; sa traduction fut publiée en France chez l’éditeur Au Diable Vauvert, en 2009.

      

3. Mais elle s’est en même temps intéressée à Liu Sola (刘索拉), artiste protéiforme, aussi douée pour la littérature que pour la musique, capable de composer un opéra de chambre et d’en interpréter le rôle principal comme d’écrire de la folk music et des best-sellers.

     

Sylvie a traduit l’un de ses romans les plus imaginatifs et foisonnants, initialement publié en Chine en 2000 : « La grande île des tortues-cochons » (大继家的小故事), entre roman des origines, saga familiale et récit fantastique, qui

 

La grande île des tortues-cochons

reprend, en s’en jouant brillamment, les grands genres de la littérature classique chinoise. La traduction est parue au Seuil en mars 2006.

     

4. L’auteur que Sylvie découvre alors est un original inclassable, gynécologue, auditeur chez McKinsey et maintenant dans une société chinoise, un ami de Xu Xing qui considère la littérature comme un luxe autant qu’une mission : Feng Tang (冯唐), porte-parole de la génération née dans les années 1970 qu’elle apprécie pour sa vitalité et son travail sur la langue.

     

Sylvie a traduit deux de ses romans, publiés respectivement en 2007 et 2009 aux éditions de l’Olivier :

« Qiu comme l’automne » (《万物生长》), où l’auteur décrit ses années d’étudiants en fac de médecine à Pékin, puis  « Une fille pour mes dix-huit ans » (《十八岁给我一个姑娘》), publié initialement aux éditions de Chongqing en 2005, et qui valut à son auteur d’être distingué comme « Ecrivain de l’année » par la revue Littérature du peuple.

 

Feng Tang

     

5. Pour Gallimard/Bleu de Chine auquel elle l’avait proposé, elle a récemment traduit « Lèvres pêches » (《桃色嘴唇》), roman d’un autre artiste aussi prolifique qu’inclassable et contradictoire, à la fois écrivain, scénariste et réalisateur, professeur à l’Institut de recherche de l’Académie du cinéma de Pékin et activiste gay : Cui Zi’en (崔子恩).

     

C’est un ami de Mian Mian qui lui avait apporté un jour le roman, sombre jeu de monologues d’un médecin emprisonné pour avoir châtré son fils, violoniste homosexuel ; exprimant le mal de vivre des homosexuels en Chine, c’est le premier sur le sujet à avoir été publié dans le pays, même s’il a été très vite interdit. Sylvie a mis le meilleur d’elle-même dans la traduction.

      

Et maintenant

     

Et maintenant, après avoir traduit deux livres traitant des conséquences de la grande famine consécutive au

 

Lèvres pêches

Grand Bond en avant (2), elle s’apprête à traduire une autre de ses découvertes : un roman d’un écrivain encore très peu connu hors de Chine du nom de Li Er (李洱), auteur, depuis une douzaine

d’années, d’une cinquantaine de nouvelles et de deux romans.

     

Yan Lianke, Les quatre livres

 

Celui qu’elle traduit se passe dans les années 1930-40 et se présente comme une sorte d’enquête sur un mort qui n’en est pas un. La traduction sera publiée par Philippe Picquier, éditeur chez lequel elle a publié, en 2009, « Bons baisers de Lénine » (《受活》) de Yan Lianke (阎连科), traduction couronnée en 2010 du prix Amédée Pichot de la Ville d’Arles à l'occasion des 27èmes Assises de la traduction littéraire.

     

Il était bien mérité : la traduction se joue des difficultés du texte, les passages en dialecte du Henan n’étant pas le plus ardu. Elle a réussi à rendre le ton du roman dans un esprit rabelaisien qui colle tout à fait à l’original, témoin le

nom qu’elle a trouvé pour le village au centre de l’histoire, ce "Benaise" traduisant bien l’espèce de Disneyland communiste décrit par Yan Lianke – 受活庄 shòuhuó zhuāng.

 

   

Au fil des ans, elle a d’ailleurs développé une formidable expertise dans le domaine de la traduction du chinois ; ses idées et conseils méritent d’être pondérés.

     

Traductrice du chinois : leçons de vingt ans de pratique

     

Tout le monde sait que traduire le chinois comporte trois difficultés récurrentes : le choix du temps du récit, non marqué en chinois, la réintégration de subordonnées pour en pallier l’absence et la gestion des répétitions dont cette langue est friande contrairement à la nôtre.

     

Ces difficultés se rajoutent à celles inhérentes à toute traduction ; il s’agit de les résoudre intuitivement, mais tout en observant quelques règles qu’elle a énoncées dans un article intitulé, justement, « Le métier de traducteur », en partant d’une définition du grand traducteur de la littérature américaine du vingtième siècle Maurice Edgar Coindreau : « Le traducteur est le singe du romancier ». Dans le cas de la traduction du chinois, ajoute Sylvie, « singe acrobate jouant avec des idiomes fondamentalement différents pour faire passer, dans la lettre et dans l’esprit, le génie du texte originel ».

     

Dans la lettre et dans l’esprit, tout le problème est là.

-    La lettre implique le travail sur les mots. Certains traducteurs lisent et relisent jusqu’à

     s’imprégner du texte au point de pouvoir traduire d’un seul jet, sans pratiquement avoir à effectuer de modification ultérieure. S’agissant du chinois, dit Sylvie, cette approche directe

     n’est guère possible : il y a toujours un caractère qui vous échappe, il faut travailler pas à pas, dictionnaire à la main, et s’imprégner peu à peu du style ; ce n’est qu’une fois celui-ci nettement perçu que les mots, les expressions viennent aisément et naturellement à l’esprit.

-    Mais il y a aussi tout un travail sur la langue. Sylvie cite Simon Leys : « s’il est préférable de comprendre la langue de l’original, il est indispensable de maîtriser la langue d’arrivée. » C’est

     qu’il faut sentir, entre autres, comment introduire des conjonctions et réviser la ponctuation. Mais surtout, il faut savoir comprendre les références culturelles : un texte est « un tissu de citations, issu des mille foyers de la culture. » (Roland Barthes)

-    Enfin reste le style, problème essentiel. Il faut, dit-elle, « louvoyer entre la fidélité au texte et la lisibilité pour le lecteur », sans que cela « sente la traduction ». Or, « les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère » a dit Proust. Il ne faut pas supprimer cette « étrangeté ». Le but du traducteur est d’aboutir à un texte qui produise le même effet que

     l’original… et pour cela il faut inventer la langue adéquate.

     

Qu’on lise ou qu’on traduise, un livre est avant tout une question d’amour, mais c’est surtout vrai quand on traduit. Traduire un livre que l’on n’aime pas est comme partager sa vie avec une personne

que l’on n’aime plus : une torture, dit Sylvie qui semble savoir ce dont elle parle. Il faut être habité, possédé par l’original : « Soyez obsédés » disait son maître François Cheng, paroles qu’elle a gardées en mémoire, toutes ces années.

     

On ne la dira cependant pas vraiment obsédée. Possédée, plutôt.

     

Et nous captivant en retour.

    

    

Notes

(1) Voir les explications du professeur Kubin à ce sujet :

Je n’ai pas dit que la littérature chinoise contemporaine est de la m…

(2) Dont le dernier roman de Yan Lianke (阎连科) « Les quatre livres » dont la version en chinois est sortie en décembre 2010 à Hong Kong : Yan Lianke y dépeint et dénonce la véritable catastrophe humanitaire des « trois années difficiles » comme on dit en Chine, les années 1959-1961 du Grand Bond en avant. La traduction sortira chez Philippe Picquier le 18 août 2012.

    

    

 

 

 

 

    

       

 

 

     

 

 

 

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