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Liu Cixin 刘慈欣

Présentation

par Brigitte Duzan, 28 août 2015, actualisé 30 décembre 2015 

 

Liu Cixin est l’un des auteurs de science-fiction chinoise considéré comme l’un des plus prolifiques et des plus populaires aujourd’hui. Il a obtenu neuf fois (dont huit années d’affilée) la récompense la plus prestigieuse dans le domaine en Chine, le prix Galaxy (中国科幻银河奖), puis, en 2010 et 2011, a décroché le prix Nebula aux Etats-Unis.

 

Sa consécration internationale est venue en 2015 avec le prix Hugo décerné à la traduction du premier volet de sa trilogie des « Trois corps » (三体), son grand-œuvre. L’intérêt pour la littérature de science-fiction suscité par la trilogie et ses divers prix est en train de faire naître une fièvre d’adaptations au cinéma, favorisant l’émergence d’un cinéma de science-fiction jusqu’ici inconnu en Chine dont Liu Cixin est l’un des principaux promoteurs, comme scénariste et producteur.

 

Liu Cixin (photo CFP)

 

Un ingénieur passionné de science-fiction

 

Liu Cixin est né à Pékin, en juin 1963. Son père était un expert de l’industrie nationale du charbon ; classé mauvais élément au début de la Révolution culturelle, il fut envoyé travailler dans une mine à Yangquan dans le Shanxi (山西阳泉). C’est donc là qu’a grandi Liu Cixin, devenant Garde rouge à l’école primaire comme meilleur moyen de survie.

 

Ingénieur informaticien

 

La centrale de Niangziguan

 

Il a fait ses études supérieures dans une école d’ingénieurs qui est aujourd’hui l’Université d’électricité et de ressources hydrauliques du Nord de la Chine (华北水利水电大学), à Zhengzhou, dans le Henan (河南郑州). Il obtient son diplôme en 1985, et commence à travailler comme ingénieur informaticien à la centrale électrique de Niangziguan dans le Shanxi (山西娘子关电厂) [1].

 

C’est une vieille centrale, commencée à construire en 1965, dont la première phase

est entrée en service en octobre 1971, mais la totalité seulement en septembre 1982. Utilisant les ressources en charbon de la province, elle est terriblement polluante, mais c’est elle qui alimente le Hebei et Pékin.

  

Ecrire pour ne pas jouer

 

Elle est située à 39 kilomètres à l’ouest de la ville de Yangquan (阳泉). Jeune célibataire frais émoulu de l’université, Liu Cixin vivait dans un dortoir. Le soir, il n’avait rien d’autre à faire qu’à jouer aux cartes et au mahjong avec ses camarades de chambrée.

 

Une nuit, il perd ainsi l’équivalent de son salaire mensuel, 800 yuans. Il se dit alors qu’il lui fallait trouver un moyen moins dispendieux d’occuper ses heures de loisir après le travail. C’est alors qu’il décide d’écrire, et d’écrire un roman de science-fiction, en commençant par lire tous les romans qu’il pouvait trouver.

 

Etant ingénieur, c’était un domaine qui le fascinait. Il fit d’abord une sorte d’état des lieux, en déterminant les points essentiels qui étaient absents de la science-fiction chinoise : voyage dans le temps ou dans l’espace, histoire alternative, intrigue apocalyptique, conflit militaire dans le futur, mystères de la nature et de l’univers. Et il se mit au travail.

 

1985-2005 : un roman et une série de nouvelles

 

Littérature interdite

  

La période n’était cependant pas favorable à la science-fiction en Chine : ce genre littéraire avait été interdit à la fin de 1983 dans le cadre de la Campagne contre la pollution spirituelle (清除精神污染), parce qu’elle était accusée d’être inspirée par la « libéralisation bourgeoise ». Le genre resta sous le boisseau jusqu’aux lendemains de 1989. C’est alors, en 1991, que la Convention mondiale de science-fiction se tint à Chengdu et marqua la fin de l’interdiction du genre en Chine.

 

La Convention avait été organisée et promue par la rédactrice en chef de la revue « Art et Littérature scientifiques » qui devait bientôt devenir « Le monde de la science-fiction » (《科幻世界》). La revue organisa à nouveau une Convention en Chine en 1997, qui marque une année charnière dans l’histoire de la science-fiction chinoise.

 

Après un premier début en 1991, les publications de Liu Cixin démarrent aussi à partir de là.

 

D’abord une nouvelle, puis un roman

   

Dès 1985, il écrit une première nouvelle intitulée « Effondrement » (《坍缩》), c’est-à-dire effondrement gravitationnel d’une étoile ; événement rare, prévu pour une heure du matin, 24 minutes dix-sept secondes, qu’attend un groupe d’étudiants en physique théorique, astrophysique et cosmologie, réunis autour d’un écran géant, mais qui est en panne… [2].

 

En 1989, il termine deux récits : « China 2185 » (《中国2185), qui n’est pas publié, et son premier roman, « L’ère de la supernova » (《超新星纪元》), publié en 1991 aux éditions de Chongqing (avec le titre anglais « Time after Nova »).

 

C’est le récit typique de science-fiction-catastrophe. En l’occurrence, l’humanité doit faire face à sa semi-extinction dans l’année, des suites du rayonnement émis par une puissante surpernova dont seuls les enfants de moins de treize ans peuvent réchapper. Un programme d’éducation intensif est lancé, puis, quand les adultes ont disparu, certains des enfants survivants recréent une société similaire à la précédente avec une économie utilisant l’énergie de la supernova. Mais d’autres tombent dans la violence, par surexposition à des jeux vidéo. Comme souvent dans la science-fiction, l’univers fantastique est une mise en abime satirique du modèle existant.

  

1998-2005 : Des nouvelles comme des contes

 

Dans les années 1990, Liu Cixin publie ses principales nouvelles dans la revue « Le monde de la science-fiction » (《科幻世界》), et d’abord des nouvelles courtes, genre privilégié de la science-fiction chinoise à l’époque. Les titres se multiplient à partir de 1998.

 

En 1998, il publie deux nouvelles : « La micro-ère » (《微纪元》) et « L’époque des anges » (《天使时代》). Mais il en publie cinq en 1999 : « Le messager » (《信使》), « Le papillon du chaos » (《混沌蝴蝶》), « Le chant de la baleine » (《鲸歌》) « Fin microscopique » (《微观尽头》) et « Avec ses yeux » (《带上她的眼睛》).

 

Parmi cette série, « La micro-ère » et « Le chant de la baleine » sont parmi ses nouvelles les plus connues. « Fin microscopique » est typique des récits pseudo-scientifiques de Liu Cixin. Il commence par une petite phrase qui explique le micro du titre : « Cette nuit, l’humanité va tenter de casser le quark » (今天夜里, 人类将试图击破夸克). Le quark est un constituant élémentaire de la matière, la plus petite particule connue à ce jour ; baptisé d’un nom emprunté au roman de James Joyce « Finnegan’s Wake », avec des charges de couleur, mais ne pouvant être isolé ou observé directement, le quark est déjà presque à la limite de la science-fiction ; Liu Cixin franchit allègrement le pas en imaginant tout un scénario autour de cette particule déjà mystérieuse [3].

 

Mais, cette même année 1999, c’est la nouvelle « Avec ses yeux » (《带上她的眼睛》) qui lui apporte un début de célébrité : elle lui vaut son premier prix Galaxy (中国科幻银河奖), le prix littéraire chinois le plus important en matière de science-fiction. C’est son premier prix Galaxy d’une série de neuf, un prix par an jusqu’en 2006, plus un en 2010.

 

Micro Era

 

L’époque des anges

 

Avec ses yeux

 

Inferno

 

La terre ambulante

 

Recueil de ses meilleures nouvelles

 

L’instituteur de village

 

En 2000, il publie deux autres nouvelles courtes : « Inferno » (《地火》) et « La terre ambulante » (《流浪地球》). Cette dernière est couronnée d’un second prix Galaxy, mais « Inferno » est intéressante car le récit est construit d’une manière représentative de bien des récits de Liu Cixin, à cheval sur la réalité historique et la science-fiction, et, dans ce cas particulier, avec une inspiration de départ autobiographique [4].

 

Elle commence en 1978, avec la mort du père du narrateur, qui s’appelle… Liu Xin (刘欣). Sa mère lui demande alors de ne pas poursuivre ses études et de prendre le poste du père à la mine, au puits n°2. Il se rappelle les derniers moments de son père qui lui avait murmuré d’une voix très faible : ne pas descendre dans le puits… On retrouve Liu Xin 25 ans plus tard : ilrevient dans l’intention d’investir dans une petite mine. En fait, explique-t-il, il est parti étudier à l’étranger, et il revient pour tenter de réaliser son rêve, en souvenir des dernières paroles de son père : changer les conditions de travail à la mine, en gazifiant le charbon sous terre, …  C’est là que commence l’élément de science-fiction, qui est donc parfaitement intégré dans un récit apparemment classique.

 

L’année 2001 encore, il publie quelques autres de ses meilleures nouvelles courtes dont « L’instituteur de village » (《乡村教师》) et « Brouillage radar sur toutes les fréquences » (《全频带阻塞干扰》), toutes les deux couronnées à nouveau du prix Galaxy.

 

A partir de 2002, il écrit aussi des nouvelles un peu plus longues. Les deux dernières sont publiées en 2005 : ce sont « Montagne » (《山》) et « Subvenir aux besoins de l’humanité » (《赡养人类》).

 

A partir de 2006, il change de registre en commençant la publication de la trilogie qui a fait de lui une célébrité de la littérature de science-fiction.

 

Principales nouvelles publiées

 

1991 L’ère de la supernova 《超新星纪元

1998 La micro-ère 《微纪元》

1998 L’époque des anges 《天使时代》

1999 Le messager 《信使》

1999 Le chant de la baleine 《鲸歌

1999 Le papillon du chaos 《混沌蝴蝶》

1999 Fin microscopique 《微观尽头》

1999 Avec ses yeux 《带上她的眼睛

2000 Inferno 《地火

2000 La terre ambulante 《流浪地球

2001 L’instituteur de village 《乡村教师

 

Ball Lightning

2001 Brouillage radar sur toutes les fréquences 《全频带阻塞干扰》

2002 Le dévoreur 《吞食者

2003 La gloire et le rêve 《光荣与梦想

2003 Ce qui s’est passé au Crétacé 《白垩纪往事

2004 Boule de feu (Ball Lightning) 《球状闪电

2005 Montagne 

2005 Subvenir aux besoins de l’humanité 《赡养人类

  

Les trois corps

 

Apogée de l’œuvre de Liu Cixin, la trilogie des “Trois corps” ou San Ti (三体) est publiée en épisodes séparés à partir de mai 2006 dans « Le monde de la science-fiction » (科幻世界). Le premier volet, « Les trois corps I » (三体I), dont la publication se poursuit pendant six mois dans la revue, est couronné d’un nouveau prix Galaxy. Les deux autres volets suivent à deux ans d’intervalle :

 

2006 Les trois corps I : Migrants du temps 三体I, 时间移民

2008 Les trois corps II : Forêt obscure 三体II, 黑暗森林》

2010 Les trois corps III : Mort et immortalité三体III,死神永生》

 

Un combat pour sauver la civilisation

 

Three-Body I (Migrants du temps)

 

Comme généralement chez Liu Cixin, l’histoire débute dans un cadre historique réaliste, en l’occurrence sur fond de Révolution culturelle. Un projet secret de Mao a pour objet de rechercher des intelligences extra-terrestres. Les messages de l’équipe en charge de la mission sont captés par un gouvernement totalitaire qui règne sur un empire situé vers Alpha Centauri. Mais ils vivent dans un univers instable, soumis à de fréquents changements climatiques et menacé d’un effondrement gravitationnel [c’était le thème de la première nouvelle de Liu Cixin]. Ils décident donc d’envahir la Terre ; le voyage durera 450 années, mais ils envoient d’abord une escouade plus rapide, de protons-espions appelés zhizi, ou particules dotées de savoir (知子), jeu de mot sur le terme désignant le proton (zhizi 质子)…

 

Tout le premier volet exprime une sorte de paranoïa collective qui rappelle celle de la Révolution culturelle, mais

aussi celle du climat de la Guerre froide, avec ce régime totalitaire extra-terrestre et ses cinquièmes colonnes menaçant les progrès réalisés sur Terre.  

 

Le second volet poursuit sur le thème de l’espionnage. Les défenseurs de la Terre cherchent par tous les moyens à estimer la taille, la composition et la stratégie de la flotte qui approche ; Liu Cixin fait feu ici de toute son imagination et sa culture. Il dépeint les Terriens utilisant une « sociologie astrale » appliquant les théories du matérialisme marxiste pour déduire la probabilité de l’émergence de vie sur d’autres planètes, en partant du paradoxe de Fermi [5] et du modèle corallien de colonisation galactique pour en déduire l’inévitabilité des conflits intergalactiques. Il utilise aussi la théorie des jeux pour suggérer que toute civilisation avancée choisirait de se cacher, ce qui rejoint le paradoxe de Fermi.

 

Dans ce second volet, la paranoïa devient démentielle car les extra-terrestres ont la capacité, grâce à leur protons-espions, de connaître les plans conçus sur Terre pour les combattre. Seuls les esprits leur restent inaccessibles…. On

 

Three-Body III

a là, à nouveau, une image satirique implicite de la vie sous Mao.

  

Le dernier volet se passe des siècles plus tard, et dépeint la bataille apocalyptique contre l’avant-garde des forces extra-terrestres, dans un effort désespéré pour préserver la civilisation, dans un abîme temporel vertigineux.

 

 

La trilogie

 

 

Retour aux sources du genre

 

La trilogie de Liu Cixin renoue avec l’un des thèmes favoris de la science-fiction anglophone des années 1960-70, née dans le contexte de la Guerre froide : l’invasion d’aliens menaçant la civilisation terrestre. En ce sens elle peut être considérée comme néo-classique. Liu Cixin s’affirme comme un disciple du maître de la science-fiction anglophone, Arthur C. Clarke.

 

Mais elle est surtout à replacer dans le contexte historique et littéraire chinois. D’une part, elle reflète le caractère didactique des premiers frémissements de la science-fiction chinoise, au début du vingtième siècle, avec sa foi dans la science et les progrès que l’on peut en attendre. Comme l’a dit Xia Jia (夏笳), auteur de science-fiction professeur à l’Université des communications de Xi’an [6], la science-fiction chinoise a été un reflet du « rêve chinois » depuis la naissance du genre, à la fin de la dynastie des Qing, au tournant du 20ème siècle : le rêve de dépasser les pays occidentaux et de construire une Chine moderne et puissante, tout en conservant ses valeurs anciennes.

 

C’était évidemment le rêve de Mao, mais il se poursuit. Il n’est pas anodin que la trilogie ait été conçue dans le climat d’euphorie de la préparation des Jeux Olympiques de Pékin ; le deuxième volet est sorti l’année des Jeux, qui marque un sommet dans la propagande moderniste de l’époque,

 

The Three-Body Problem, le film,

affiche promotionnelle

prolongée par l’enthousiasme suscité par l’Exposition universelle de Shanghai (année de publication du troisième volet).

 

Liu Cixin est maintenant occupé à l’adaptation de son œuvre au cinéma. Mais il sera intéressant de voir quelle tournure prendront ses écrits dans les années qui viennent, dans le climat politique très différent de la seconde moitié des années 2010, avec des préoccupations écologiques et environnementales qui ont déjà influencé la science-fiction anglophone, dans un sens souvent catastrophiste.

 


 

Traductions en anglais

 

Traduction de nouvelles :

- The Wandering Earth, recueil de onze nouvelles, trad. Holger Nahm, édition numérique.

1 The Wandering Earth [Galaxy Science Fiction Award 2000]
2 Mountain
 /3 Of Ants and Dinosaurs 
4 Sun of China
 [Galaxy Science Fiction Award 2002]
5 The Wages of Humanity
 [Galaxy Science Fiction Award 2005]
6 Curse 5.0
 /7 The Micro-Age /8 Devourer /9 Taking Care of Gods 
10 With Her Eyes
 [Galaxy Science Fiction Award 1999]
11 The Longest Fall [
Galaxy Science Fiction Award 2003]

 

- Taking Care of God, tr. Ken Liu, Pathlight 2012/1

- The Thinker, tr. Anna Holmwood, Tiannan/Chutzpah n°2 – juin2011, Universal Narratives

- Ball Lightning (extrait), trad. Joel Martinsen, World Without Borders Dec. 2009.

 

Traduction de la trilogie:

1. The Three-Body Problem三体I, traduit du chinois par Ken Liu, Tor Books, nov. 2014

2. The Dark Forest三体II, 黑暗森林》, traduit du chinois par Joel Martinsen, Tor Books, août 2015.

3. Dead End三体III,死神永生》, encours de traduction par Eric Abrahamsen (Tor Books 2016).

C’est la première fois qu’une œuvre de science-fiction chinoise est traduite en anglais.

 


 

Adaptations cinématographiques

 

Au moins cinq films adaptés d’œuvres de Liu Cixin devraient être réalisés : ce seront les premiers films de science-fiction chinois.

 

- Le groupe China Film a acheté les droits de « The Wandering Earth » (《流浪地球), « The Era of Supernova » (《超新星纪元) et « The Micro-Era » (《微纪元》). C’est l’auteur lui-même qui doit écrire les scénarios. Les trois films devraient avoir des budgets respectifs de 50, 60 et 40 millions de dollars.

- C’est le réalisateur Ning Hao (宁浩) qui a annoncé avoir acquis les droits de « The Rural Teacher » (《乡村教师) dont il prévoit de réaliser l’adaptation.

- Les droits de la trilogie ont également été acquis. Produit par Liu Cixin lui-même et réalisé par Zhang Panpan (张番番), avec Feng Shaofeng (冯绍峰) et Zhang Jingchu (张静初), un film adapté de la première partie devrait sortir en juillet 2016. Le tournage a débuté en mars 2015 dans le Heilongjiang.

 


 

A lire en complément

 

Adaptation au cinéma d’une nouvelle de Liu Cixin : « The Wandering Earth »

 

刘慈欣:《三体I》 英文版作者后记

Postface de Liu Cixin à la traduction en anglais du premier volet de la trilogie

(texte chinois et traduction en français).

 

Petite histoire de la science-fiction chinoise.

 

Recension de la traduction en anglais "The Three-Body Trilogy" par Ken Liu et Joel Martinsen :
http://u.osu.edu/mclc/2015/12/30/the-three-body-trilogy-review/

 


 

Bibliographie

 

Chutzpah-Tiannan, n° 2 juin 2011, Universal Narratives, numéro consacré à la science-fiction, avec un article de Kun Kun et plusieurs nouvelles, dont une de Liu Cixin, datant du début des années 2000 :

- Il y a toujours des gens pour contempler les étoiles 《仍有人仰望星空》, de Kun Kun 困困

- The Thinkers 《思想者》, de Liu Cixin, tr. Joel Martinsen (dans le supplément Peregrine).


 

[1] Niangziguan ou Passe des Dames, la « 9ème passe sur la Grande Muraille » entre le Shanxi et le Hebei, à travers les Monts Taihang.

[5] Paradoxe né en 1950 d’une discussion du physicien Enrico Fermi avec des amis, alors qu’il travaillait à Los Alamos au projet Manhattan : des civilisations plus avancées auraient dû apparaître dans des systèmes planétaires plus anciens que celui du Soleil et laisser des traces, observables de la Terre ; or on n’en a jamais décelé. Le paradoxe a depuis lors été étudié de façon scientifique, pour conclure à une infime probabilité (sinon impossibilité) d’apparition de vie deux fois dans l’univers. Le reste est … de la science-fiction.

[6] C’est l’une des grandes spécialistes de science-fiction chinoise aujourd’hui. Voir son interview avec Ken Liu : http://clarkesworldmagazine.com/xia_interview/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

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