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Ye Zhaoyan 叶兆言

Présentation

 par Brigitte Duzan, 23 avril 2016

 

Ecrivain de Nankin, Ye Zhaoyan est surtout connu pour son roman publié en 1996 : « Nankin 1937: une histoire d’amour » (《一九三七年的爱情》). C’est certainement l’une de ses œuvres les plus fascinantes, et en particulier pour la forme, caractéristique d’un écrivain qui a fait partie de l’avant-garde littéraire chinoise à la fin des années 1980, mais qui, contrairement à la plupart des avant-gardistes de l’époque, n’a en fait jamais cessé d’expérimenter.

 

Auteur versatile et créatif, ses œuvres relèvent des genres les plus divers, de la fiction historique à la littérature « canards mandarins et papillons » et même au roman policier, mais il les recrée à plaisir. Il est en outre extrêmement prolifique : depuis les années 1980, il a publié une trentaine de romans et huit volumes de nouvelles et essais.

 

Ecrivain de Nankin

 

Influence familiale

 

 

Ye Shengtao

 

 

Ye Zhaoyan est né né à Nankin en 1957, dans une famille de

 

Ye Zhaoyan

 

Ye Zhicheng

lettrés : il est le fils de l’écrivain Ye Zhicheng (叶至诚- 1926-1992), et petit-fils de Ye Shengtao (叶圣陶 -1894-1988), célèbre éducateur de la période républicaine, journaliste et éditeur, auteur, en 1923, du premier roman en baihua de la période du 4 mai : Ni Huanzhi (《倪焕之》) [1]. 

 

Yao Cheng dans le film de l’opéra

« Retrouver sa mère aucouvent » 《庵堂认母》, 1956

 

Quant à sa mère, Yao Cheng (姚澄), née en 1926, elle était une célèbre interprète d’opéra de Wuxi (锡剧), ou Wuxi "Tanhuang" (无锡滩簧), forme d’opéra populaire dans le sud du Jiangsu [2].

 

Ses parents et grands-parents font donc partie de la culture de l’ancienne capitale ; ils ont exercé une grande influence sur Ye Zhaoyan, et sont tout particulièrement l’une des raisons de l’attachement très profond à la ville de Nankin d’avant la Libération qui anime toute son œuvre.

   

Etudes littéraires

 

Ye Zhaoyan a terminé ses études secondaires en 1974, puis a travaillé en usine comme ajusteur (钳工) pendant quatre ans. A la réouverture des universités, en 1978, il a été admis dans le département de littérature et langue chinoises de l’université de Nankin. Après avoir obtenu un master en 1986, il est entré comme rédacteur à la Maison d’édition des lettres et des arts du Jiangsu (江苏文艺出版社).

 

Sa thèse de fin d’études portait sur l’une des œuvres majeures de la littérature chinoise du

 

Ye Zhaoyan jeune

20ème siècle, « La forteresse assiégée » (《围城》) de Qian Zhongshu (钱钟书) [3], dont on retrouve des échos dans son œuvre, et en particulier dans son roman « Nankin 1937 : une histoire d’amour » (voir ci-dessous). 

 

Ecrivain d’avant-garde

 

Premiers pas d’écrivain

 

L’histoire du dattier (recueil 2009)

 

Bien que ses premiers écrits datent du début des années 1980, il n’a commencé à être reconnu qu’à partir de 1988, après la publication de sa nouvelle ‘moyenne’ « L’histoire du dattier » (《枣树的故事》), et grâce au prix de la meilleur nouvelle ‘moyenne’ de la période 1987-1988 décerné à sa nouvelle « Zhui Yue Lou » (《追月楼》) [4]. C’est la grande période de la littérature d’avant-garde, à laquelle il se rattache. En 1991, il abandonne son travail de rédacteur pour écrire à plein temps.

 

Ses œuvres relèvent des genres les plus divers, qu’il s’attache à recréer, voire à subvertir, dont deux essentiels : la fiction historique et les histoires d’amour qui constituent la littérature dite des « canards mandarins et papillons ».

 

Mais, s’il poursuit diverses traditions littéraires, à commencer par celle des romans Ming, il est toujours resté avant-gardiste dans l’âme. Cela se traduit en particulier par une

vision fragmentaire et floue, « non historique », de l’histoire, qui est généralement celle des autres auteurs d’avant-garde de la même époque, et qu’il décrit ainsi dans la préface (写在前面) de son roman « Nankin 1937 : une histoire d’amour » qui fait ainsi figure de manifesto:

  

我没有再现当年繁华的奢望,而且所谓民国盛世的一九三七年,本身就有许多虚幻的地方。一九三七年只是过眼烟云。我的目光在这个过去的特定年代里徘徊,作为小说家,我看不太清楚那种被历史学家称为历史的历史。我看到的只是一些零零碎碎的片断,一些大时代中的伤感的没出息的小故事。

Je ne peux guère espérer d’un regard rétrospectif sur cette année 1937 que l’on dit âge d’or de la période républicaine, car il s’y mêle trop d’imagination. L’année 1937 n’est qu’une nuée de brume passant devant mes yeux. Mon regard revient sans cesse à cette période particulière du passé, mais, en tant qu’écrivain, je ne parviens pas à bien comprendre cette histoire dont les historiens ont fait l’histoire. Ce que je vois, pour ma part, ce ne sont que menus fragments éclatés, tristes petits épisodes sans lendemain au sein de la grande histoire.

 

Vision subversive de l’histoire qui rappelle celle de l’Ecole des Annales française, et de la « Nouvelle Histoire », dans les années 1970, sous l’égide de Jacques le Goff et Pierre Nora après Braudel, une histoire devenue histoire des mentalités, anthropologie historique, et étude de la vie quotidienne. C’est l’histoire au ras du sol et du quotidien, c’est aussi l’histoire en miettes. C’est celle de Ye Zhaoyan, et il ne l’a jamais aussi bien écrite que dans « Nankin 1937 » qui est un modèle d’innovation stylistique.

 

Nankin 1937 : une histoire d’amour

 

Le roman est un exemple de la manière complexe dont Ye Zhaoyan se sert de l’histoire, et de l’histoire littéraire en particulier, pour les prendre comme références tout en les recréant sous sa plume. L’histoire se passe pendant les mois qui précèdent ce qu’il est convenu d’appeler « le viol de Nankin », c’est-à-dire le massacre et les atrocités perpétrés par les troupes japonaises quand elles sont entrées dans la ville, en décembre 1937.

 

Le roman est construit sur une double ligne narrative

annoncée par le titre : histoire de la ville menacée et histoire d’amour, chacune renvoyant à un genre littéraire et à des œuvres célèbres, telles des ombres tutélaires qui servent de référence pour bâtir comme un passé littéraire au roman en même temps qu’est reconstruit le passé de la ville, avec la nostalgie d’un survivant.  

 

Nankin 1937 : une histoire d’amour

 

Ombre de fleur

 

Le roman est une histoire chronologique de la dernière année de Nankin avant le drame de l’entrée en guerre, un « who’swho » virtuel de la Chine républicaine, ainsi qu’une mini-encyclopédie de références littéraires de la Chine moderne (voire prémoderne). C’est aussi une vision de la ville des années 1930 évoquant un développement rapide, la splendeur d’une ville où tout semblait possible, ville de mémoire et ville imaginaire où la nostalgie s’exprime en termes romantiques, tandis que l’amour est traduit en termes militaires. Ville invisible au sens d’Italo Calvino. 

 

Le récit commence début janvier, alors qu’un professeur universitaire de langues, Ding Wenyu (丁问渔), invité à un mariage, tombe follement amoureux de la jeune épouse, Ren Yuyuan (任雨媛). Fils unique d’un riche banquier de Shanghai, il était tombé amoureux d’une femme mariée

quand il était adolescent, et son père l’avait envoyé étudier à l’étranger. C’était la sœur de Yuyuan. Ding Wenyu a maintenant la quarantaine bien sonnée, il est professeur de langues à l’université, mais s’intéresse surtout aux jolies étudiantes ; c’est un original, réputé pour ses frasques, souvent ivre, son mariage est en berne ; ce nouvel amour vient changer sa vie.

 

Pendant ce temps, les Japonais avancent, les bruits de bottes se précisent ; le mari de Yuyuan qui était pilote de chasse meurt au combat, et elle finira par céder aux avances de Ding Wenyu alors que les troupes japonaises vont investir la ville.

 

Le roman de Ye Zhaoyan rappelle bien sûr la nouvelle de Zhang Ailing (张爱玲) « Love in a Fallen City » (《倾城之恋》), dont l’histoire d’amour se passe à Hong Kong dans un contexte semblable : juste avant que la ville tombe aux mains des Japonais. Dans la Shanghai des années 1940 occupée par les Japonais dont les bombardements avaient fait des milliers de morts, la nouvelle avait fait sensation en présentant un couple en rupture rapproché par la guerre. « Nankin 1937 » a le même aspect provocateur, dès son titre ; c’est au moment où les Japonais vont entrer dans la ville pour commettre l’un des bains de sang les plus brutaux

 

Le démon fleur

du 20ème siècle, que l’histoire nationale et l’histoire personnelle, l’amour et la guerre, et les thèmes de sacrifice et de rédemption, finissent par converger dans une ultime tragédie.

 

La forteresse assiégée, édition 1947

 

La référence immédiate, cependant, est « La Forteresse assiégée » de Qian Zhongshu, qui avait été le sujet de thèse de fin d’études de Ye Zhaoyan. La référence est d’autant plus nette que, au début de son roman, Ye Zhaoyan cite indirectement les lignes introductrices de « La Forteresse assiégée » : « Plus tard, tout le monde fut d’avis que cette chaleur inhabituelle était un présage de guerre, s’agissant de la 26ème année de la République. » Ye Zhaoyan en fait la phrase introductrice de son propre roman : « L’été de 1937 fut particulièrement chaud. La ville entière était un four – tout le monde disait que c’était un présage de guerre, que ce serait une année de crise. » Au-delà de cette référence initiale, les analogies entre les deux personnages principaux sont légion.

 

On retrouve également dans « Nankin 1937 » des échos du « Pousse-pousse » (《骆驼祥子》) de Lao She (老舍) à travers

le personnage du tireur de pousse, confident de Ding Wenyu, mais aussi celui de Mrs Zhang, qui rappelle le personnage de Huniu (虎妞). Mais la référence au « Pousse-pousse » est également référence au roman de Zhang Henshui (张恨水) qui en était aussi inspiré : « Au plus profond de la nuit » (《夜深沉》), écrit en 1957. 

 

Or Zhang Henshui est l’éminent représentant de ce qu’il est convenu d’appeler la littérature « canards mandarins et papillons », genre longtemps déprécié par les lettrés sur lequel s’appuie Ye Zhaoyan pour sa seconde ligne narrative, mais avec une grande subtilité, qui ressort dans son double dénouement final, calqué sur les deux aspects de ces romans :  d’abord conclusion typiquement heureuse des romans sentimentaux yànqíng xiaoshuo (艳情小说), symbolisée par l’union des canards mandarins, et fin généralement tragique des romans d’amour mélancoliques ou àiqíng xiaoshuo (爱情小说). « Nankin 1937 » s’achève bien sur l’union de Ding Wenyu et Ren Yuyuan, mais c’est une joie éphémère liée à un contexte postmoderne.

 

Le récit a donc une complexité sous-jacente souvent méconnue, les différentes strates narratives représentant les poids multiformes de l’histoire de la culture et de la littérature d’un passé révolu, confluant pour créer une forme nouvelle de littérature populaire, selon une construction

 

Un héros disparu dans la fleur de l’âge

postmoderne similaire à celle du Jing Ping Mei (金瓶梅) où une profusion de formes différentes, poésie, prose, chant lyrique, gravure, se combinent pour créer une narration populaire inédite. Comme ces formes narratives de référence, d’ailleurs, romans Ming en particulier, « Nankin 1937 » a été initialement publié dans la presse littéraire.  

  

Mouillage de nuit sur la Qinhuai

(recueil 2012)

 

Ye Zhaoyan célèbre à la fois la pulp fiction et la littérature classique, en brouillant les frontières entre les deux dans sa structure narrative même, à la fois narration historique sérieuse et roman d’amour populaire. Le roman est finalement un hommage élégiaque au passé glorieux de la ville, avant le massacre du 13 décembre, non tant par impossibilité de rendre compte de cette tragédie historique, mais par désir passionné de témoigner du passé évanoui.

 

La nostalgie opère ici à un double niveau : nostalgie pour la grandeur passée de la ville, et nostalgie pour la tradition littéraire qui en est indissociable, à travers travail de mémoire, mais aussi recréation. On retrouve ce double thème dans deux autres de ses ouvrages : la nouvelle ‘moyenne’ « Mouillage de nuit sur la Qinhuai » (《夜泊秦淮》), publiée fin 1991, et l’album de photographies annoté de 1998 « Le vieux Nankin » (《旧影秦淮.老南京》).

 

Un auteur prolifique de nouvelles ‘moyennes’ 

 

« Nankin 1937 : une histoire d’amour » apparaît comme une matrice, un modèle pour comprendre la complexité du mode d’écriture de Ye Zhaoyan, et c’est un modèle dont on retrouve des échos, à un degré ou un autre, dans toute son œuvre. Celle-ci est cependant surtout constituée de nouvelles dites moyennes (中篇小说), aussi étonnantes par leur diversité que leur nombre, avec une série de recueils publiés entre 1995 et 2001 qui reprennent des nouvelles publiées à Taiwan au début des années 1990.

 

Mais Ye Zhaoyan est toujours actif même s’il reste confidentiel. En avril 2015, la revue Chinese Arts and Letters (CAL), publiée par l’Institut des langues et cultures étrangères de l’Université normale de Nankin, lui a rendu hommage dans son premier numéro de l’année, avec des traductions en anglais de trois nouvelles dont le choix montre bien la diversité de style : « Police Python 357 » (《左轮357) [5], pseudo-souvenirs d’enfance sur fond de fin de Révolution culturelle / « The Writer Mrs Lin Mei » (《作家林美女士》), tentative de reconstitution d’une biographie d’écrivain dont l’identité reste floue / « Murder Capital » (《凶杀之都》), fausse histoire policière dans un monde dystopique, à la limite de la science-fiction.

 

En complément figure une série d’articles sur Qian Zhongshu. CAL a également ajouté une interview de Ye Zhaoyan par Cao Kou (曹寇), compagnon de route de Nankin qui fait aussi figure d’avant-gardiste, à une génération de distance, et dont les préoccupations recoupent celles de son interlocuteur, ce qui donne encore plus de profondeur à leur échange.

 

 

Principales publications (fiction)

 

Romans

 

Fév. 1986 Eaux mortes《死水》

 

Janv. 2014 Ye Zhaoyan

dans la revue Shouhuo

 

Ne casse pas trop de choses, juste un peu (octobre 2015)

Déc. 1994 La tombée de la nuit 《走进夜晚》

Juin 1994 Ombre de fleur 《花影》

(nouvelle adaptée au cinéma par Chen Kaige pour le film “Temptress Moon” (《风月》) sorti en 1996).

Juin 1994 Le démon fleur 《花煞》

Oct. 1996 Nankin 1937: une histoire d’amour 《一九三七年的爱情》
Sept. 2001 Histoires d’amour de tiers
《别人的爱情》

Janv. 2003 La Serre sans verre 《没有玻璃的花房》

2003 Nos cœurs si obstinés 《我们的心多么顽固》

….

Janv. 2014  Depuis très longtemps 《很久以来》

Roman historique de la période républicaine à nos jours, en passant par la Révolution culturelle : l’absurde au quotidien. Publié dans le premier numéro de 2014 de la revue Shouhuo (《收获》).

 

Nouvelles中篇小说

 

1988 L’histoire du dattier 《枣树的故事》

Mai 1991 Chant d’amour 《艳歌》

Déc. 1991 Mouillage de nuit sur la Qinhuai 《夜泊秦淮》

Recueils 《叶兆言文集》

Mars 1995 : Cinq recueils

- Le café vert 《绿色咖啡馆》

- Un héros disparu dans la fleur de l’âge 《殇逝的英雄》

- L’histoire du dattier 《枣树的故事》

- Propos d’autrefois 《古老话题》

- Les règles de l’amour 《爱情规则》

Juillet 1997 : deux recueils

- Madame Lin Mei, écrivain 《作家林美女士》 

- Tribulations sans bornes 《风雨无乡》

Octobre 2001 : deux recueils de textes choisis.

…….

Octobre 2015 Ne casse pas trop de choses, juste un peu《不坏那么多,只坏一点点》

 

 

Traductions en français 

- La jeune maîtresse, tr. Nadine Perront, Philippe Picquier nov. 1998.

Traduction de la nouvelle « Ombre de fleur » (《花影》). Dans les années 1920, dans le sud de la Chine, le vieux maître Zhen meurt au cours d’ébats amoureux en laissant son immense fortune à une héritière excentrique et opiomane, entourée de personnages corrompus et pervers.

- La serre sans verre, tr. Jiann-Yuh Wang, Bleu de Chine avril 2006.

Roman partiellement autobiographique sur les absurdités de la Révolution culturelle, vues par les yeux d’un enfant.

- Nankin 1937, une histoire d’amour, tr. Nathalie Louisgrand, Seuil Cadre Vert, mai 2008.

 

Traductions en anglais

- Nanjing 1937: A Love Story, tr. Michael Berry, Columbia University Press, Dec. 2002.

- Old Nanjing: Reflections of Scenes on the Qinghuai River, Foreign Languages Press, Jan. 2003

- Trois, nouvelles publiées dans la revue Chinese Arts and Letters, vol.2 n° 1/April 2015, pp. 6-43 :

Police Python 357 《左轮357tr. Helen Wang,

The Writer Ms. Lin Mei 《作家林美女士》 tr. Jesse Field

Murder Capital 《凶杀之都》 tr.Shelly Bryant.

 

Bibliographie

 

- Rethinking Chinese Popular Culture: Cannibalizations of the Canon, Carlos Rojas/Eileen Cheng-yin Chow ed., Routledge Contemporary China Series, 2009.

6. A tale of two cities: Romance, revenge and nostalgia in two fin-de-siècle novels by Ye Zhaoyan and Zhang Beihai, Michael Berry, pp. 115-131

 

- A History of Pain: Trauma in Modern Chinese Literature and Film, Michael Berry, Columbia University Press 2008.Part I p 158& sq.

 

  

A lire en complément

 

Interview de Ye Zhaoyan par Cao Kou (extraits)

叶兆言先生访谈:写作给我带来了快乐

La joie que me procure l’écriture

 

 


[1] Traduit en français : « Ni Huan-tche, l’instituteur », tr. WS Tchou, Editions en langues étrangères, Pékin 1961, rééd. 1978.

[2] Après 1949, il s’est répandu dans le delta du Yangtse, jusque dans les provinces du Zhejiang et de l’Anhui, et a atteint son âge d’or dans les années 1950 et 1960. Il connaît une nouvelle popularité, avec un superbe théâtre construit à Wuxi et achevé en 2012.

[3] Il s’agit d’unroman satirique sur les classes moyennes de la société chinoise de la fin des années 1930, publié à Shanghai en 1947, interdit en Chine populaire après 1949 et réédité seulement en 1980, mais longtemps interdit aussi à Taiwan en raison de sa peinture acerbe du gouvernement nationaliste.

[4] L’histoire d’une famille. Texte original : http://www.kanunu8.com/book4/8732/194241.html

[5] Nouvelle placée sous le signe du cinéma, avec ce titre qui est une référence au film éponyme d’Alain Corneau, sorti en 1976, ce qui donne une clé pour dater l’histoire. Une partie de l’intrigue est liée aux films projetés à l’époque, et en particulier aux films réservés à la nomenclatura…

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

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