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Chi Zijian 迟子建

Présentation

par Brigitte Duzan, 8 mai 2015

    

Chi Zijian est la cadette, de quelques années, de Tie Ning (铁凝), de Wang Anyi (王安忆), de Chi Li (池莉), mais il lui aura fallu attendre bien plus longtemps qu’elles pour connaître leur notoriété. Peintre du Grand Nord, et non de la réalité urbaine et de ses mutations, comme ses consœurs, elle a longtemps été à l’écart des grands courants littéraires et des goûts des lecteurs.

      

Elle a pourtant publié un nombre impressionnant de nouvelles, et été lauréate de nombreux prix, dont trois fois du prix Lu Xun. Mais c’est le prix Mao Dun, décerné à l’un de ses romans en 2008, qui  l’a vraiment fait sortir de l’ombre car, traduit en anglais, par Bruce Humes, sous le titre « The Last Quarter of the Moon », l’ouvrage a eu un succès tel qu’il a entraîné une série de traductions dans d’autres langues.

     

Il faut dire que, traitant de la longue descente aux enfers des Ewenki à un moment où le thème devenait par ailleurs sujet

 

Chi Zijian

d’étude et de documentaires, l’ouvrage a participé d’un phénomène de mode. Il a contribué à populariser le nom de Chi Zijian ; elle est pourtant bien meilleure dans le genre de la nouvelle, courte ou moyenne, et c’est sous cet aspect qu’elle reste à découvrir. 

     

Native de Mohe

     

Née au Pôle Nord

     

Le district de Mohe (en rose), au nord

de la préfecture de Daxing’anling (en jaune),

à l’extrême nord du Heilongjiang

 

Chi Zijian est née en février 1964, le jour de la fête des Lanternes, dans le nord de la province du Heilongjiang (黑龙江省), dans un village nommé Beiji (北极村), c’est-à-dire, littéralement, ‘Pôle Nord’. C’est un district de la petite ville de Mohe (漠河县), elle-même district administratif sous la juridiction de la préfecture de Daxing'anling (大兴安岭). A l’extrême nord-est de la Chine, c’est une région inhospitalière, aux longs hivers glacials, le long du fleuve Amur, à la frontière avec la Russie.
 
    
Sa mère, Li Xiaorong (李晓荣), était, dans les années 1950, employée du bureau de poste de Mohe. Quant à son père, Chi Zefeng (迟泽凤), il était directeur d’une petite école du district, l’école de la Paix

éternelle (永安小学) ; il a été emporté par la maladie pendant l’hiver 1985.  

    

Chi Zefeng avait une véritable vénération pour Cao Zhi (曹植), troisième fils de Cao Cao (曹操), écarté par son père de la succession de Cao Wei pour son attitude excentrique, mais grand poète et célébré comme tel. Or, Cao Zhi avait pour prénom social () Zijian (子建), c’est donc ainsi que Chi Zefeng appela sa fille : Chi Zijian (迟子建).

     

Elle a passé son enfance dans cette région de Mohe, aux côtés d’une grand-mère qui lui racontait des histoires : ce sera une inépuisable source d’inspiration pour ses écrits, avec la nature et les gens autour d’elle. Elle l’a dit elle-même : si elle n’était pas née là, n’y avait pas vécu, elle ne serait vraisemblablement jamais devenue écrivain.

     

Etudes littéraires

     

En 1981, elle entre à l’Ecole normale du Daxing'anling (大兴安岭师范学校), et commence à publier ses premiers récits en 1983, alors qu’elle est encore étudiante.

     

En 1988, elle est admise à l’Université du Nord-Ouest (西北大学) à Xi’an, dans le Shaanxi, dans le département de littérature chinoise, et plus spécialement dans la classe d’écriture (中文系作家班). L’année suivante, elle va se perfectionner à l’Université normale de Pékin (北京师范大学), puis à l’Institut Lu Xun (鲁迅文学院). C’est une voie royale, en Chine, pour un jeune écrivain.

     

Mais elle ne quitte pas sa région natale : en 1990, à la fin de ses études, elle entre à la branche du Heilongjiang de l’Association des écrivains chinois. Elle vit toujours à Harbin, la capitale de la province.

     

Romancière du Grand Nord

     

Le nom de Chi Zijian est maintenant lié au roman qui lui a valu le prix Mao Dun en 2008, mais qu’elle a achevé d’écrire, après une dernière révision, en juillet 2005. Cependant, ce sont bien plus ses nouvelles qui constituent une œuvre foisonnante, formant tout au long d’une trentaine d’années un univers très personnel fondé sur la terre et les gens de sa région natale.

    

2008 Prix Mao Dun : La rive droite de l’Argun

 

En 2008 remise du prix Mao Dun

     

Le prix Mao Dun, donc, lui a été décerné pour « La rive droite de l’Argun » (《额尔古纳河右岸》), que l’éditeur de la traduction en anglais a préféré appeler « The Last Quarter of the Moon », en suivant le choix préalable de l’éditeur de la traduction en italien. L’idée de ce titre est inspirée des dernières pages du roman, une dernière partie très brève, en forme d’épilogue, intitulé « Croissant de lune » (尾声:半个月亮) [1] - parvenue au bout de son histoire, la narratrice, une vieille femme restée seule

dans les montagnes, alors que le reste du village a été déserté, contemple la lune qui vient de se lever – passage poétique caractéristique du style de Chi Zijian :

月亮升起来了,不过月亮不是圆的,是半轮,它莹白如玉。它微微弯着身子,就像一只喝水的小鹿。

我抬头看了看月亮,觉得它就像朝我们跑来的白色驯鹿;而我再看那只离我们越来越近的驯鹿时,觉得它就是掉在地上的那半轮淡白的月亮。

La lune s’est levée, mais elle n’est pas ronde. C’est une demi-sphère, d’un blanc brillant comme du jade, légèrement incurvée comme un faon courbé pour boire. […]

Je lève la tête pour regarder la lune, et il me semble voir un renne blanc courant vers nous ; et quand je le regarde à nouveau, je le vois s’approcher de plus en plus, comme si ce pâle croissant de lune était en train de tomber sur terre…

   

La Rive droite de l’Argun

     

Ce ‘dernier croissant de lune’ évoque aussitôt une histoire de déclin et de chute finale. C’est celle des Ewenki, le peuplede la chaîne du Grand Khingan, ou Daxing’anling (大兴安岭), qui est au cœur du roman. Ces Ewenki ont été, en Chine et ailleurs, le sujet d’études ethnologiques et de documentaires qui ont contribué à faire connaître leur mode de vie, leurs croyances et coutumes, et les raisons pour lesquelles ce peuple, lié à une écologie délicate et une économie très particulière fondée sur l’élevage du renne, est aujourd’hui menacé de disparition [2].

     

Avec les trois autres finalistes du prix Mao Dun (de g. à dr.

Zhou Daxin 周大新, Jia Pingwa 贾平凹, Chi Zijian et Mai Jia 麦家)

 

C’est une tragédie des temps modernes, en grande partie entraînée par les changements de modes de vie induits par la politique gouvernementale d’exploitation de la forêt et de développement à marche forcée, sans prise en compte des contraintes économiques locales, ni des données environnementales et humaines. Avec un peuple, c’est toute une culture qui disparaît, et c’est le sujet du roman, narré à la première personne par cette vieille femme parvenue à ses

quatre-vingt-dix ans, qui assiste à la mort lente – et programmée – du village entier.

       

Dans un essai intitulé « Des montagnes à la mer » (《从山峦到海洋》), Chi Zijian a expliqué la longue genèse de son roman : comment uneamie lui a envoyé un article paru dans la presse racontant la fin tragique d’une Ewenki, peintre de talent, qui était partie vivre en ville, comme les autres, à la suite de la politique de relogement du début des années 2000, et qui, déprimée, est finalement revenue dans sa forêt natale pour se jeter dans la rivière… l’amie avait griffonné en marge de l’article : « écris cette histoire, toi seule peut le faire comme il faut… ».

     

Chi Zijian explique qu’elle en avait déjà l’idée, qui lui était venue après un voyage en Australie, où elle avait constaté l’impact désastreux de la politique de relogement des aborigènes en ville. Les Ewenki étaient dans le même cas. Le court article qu’elle écrivit à son retour en Chine, « Le crépuscule des aborigènes », était l’introduction à son long travail de recherche pour son roman [3].

 

Les essais de Chi Zijian

     

1991-2015 : Six romans

    

Manchukuo (1er tome)

 

C’était le cinquième roman de Chi Zijian, le premier, « Sous l’arbre » (树下), paru dès 1991, et le troisième, paru en 2000, « Manchukuo » (伪满州国), étant le résultat d’un travail de recherche de plusieurs années sur l’état fantoche instauré par les Japonais en 1932, qui recouvrait le Heilongjiang.

     

Très bien écrit, « La rive droite de l’Argun » donne le sentiment d’une immersion dans un monde autre, un univers étrange peuplé d’esprits et de forces occultes ; c’est une vision en profondeur d’un peuple et de sa culture avant qu’ils ne disparaissent avec leurs rennes et les forêts qui les habitaient.

 

     

Il a été suivi, en 2010, de « Corbeaux sur la neige» (《白雪乌鸦》), qui est, un peu comme « Manchukuo », un récit inspiré d’un fait historique, mais basé sur des documents et rapports non officiels : l’épidémie de peste pulmonaire à Harbin dans les années 1910-1911 [4]. Chi Zijian imagine des histoires d’amour, de rancœur et de vengeances sur fond d’épidémie.

     

En janvier 2015, elle a publié un sixième roman, « Les sommets des montagnes » (《群山之巅》),

    

On peut cependant préférer les nombreuse nouvelles que la romancière a publiées depuis plus d’une trentaine d’années, et qui forment un autre monde, plus quotidien, plus divers et plus personnel, mais reflétant un imaginaire où l’étrange affleure dans la moindre faille du quotidien.

 

Corbeaux sur la neige

     

Présentation du sixième roman

   

     

1985-2015 : Trente ans de nouvelles

     

Sur la profusion de nouvelles publiées par Chi Zijian depuis trente ans, trois ont été couronnées du prix Lu Xun : en 1996, « L’enclos à bétail par temps de brume » (《雾月牛栏》), en 2000 « Laver la poussière à l’eau claire » (《清水洗尘》) et, en 2007, « Toutes les nuits du monde » (世界上所有的夜晚).

     

La première nouvelle dépeint un enfant devenu légèrement anormal après avoir été frappé, et qui vit

 

Trente ans de nouvelles

depuis lors, l’esprit perdu dans une brume permanente, dans l’enclos des vaches, sous leur protection. La seconde décrit la coutume du bain familial annuel, vue du point de vue d’un autre enfant, qui déteste avoir à s’y plier, car il doit se laver dans l’eau sale de ceux qui sont passés avant lui… mais Chi Zijian le décrit, cette année-là, écoutant les bruits venant de la baignoire au moment du bain de ses parents, qui le font rougir d’aise sans qu’il sache trop pourquoi.

     

La neige omniprésente

 

C’est la troisième nouvelle, cependant, qui est particulièrement réussie car elle dépeint l’univers douloureux d’une petite ville minière où les morts sont légion, ville visitée par une femme qui vient de perdre son mari ; si le récit touche profondément, c’est par la symbiose affective ressentie par la narratrice avec les gens autour d’elle qui ont eux aussi perdu un être cher – Chi Zijian a écrit son récit pour tenter de faire le deuil de son mari, décédé en 1998 dans un accident de voiture ; la douleur des gens que rencontre la narratrice répond à la sienne, et leurs

croyances, qui sont autant de stratégies pour la vaincre, l’aident à faire de même : les morts sont omniprésents pour aider les vivants.

     

En fait, c’est une nouvelle de la maturité de l’auteur. La première nouvelle qui lui a valu un début de reconnaissance est le « Conte du village du Grand Nord » (《北极村童话》), publié en février 1986 dans la revue Littérature du peuple (《人民文学》). Basé sur des souvenirs d’enfance, il raconte l’histoire d’une petite fille insupportable et désobéissante, confiée à sa grand-mère.La rencontre de la vieille voisine Nainai (奶奶) égaie le quotidien de l’enfant, et lui apporte à la fois une part de chaleur et une aura de mystère, comme si, derrière chaque vieille personne du village, se cachait une histoire secrète.

     

On retrouve un secret de ce genre dans l’une des dernières nouvelles publiées par la romancière : « Bonsoir, la rose » (《晚安玫瑰》), une nouvelle ‘moyenne’ initialement publiée dans Littérature du peuple en mars 2013 qui a été traduite en français et publiée en mai 2015 chez Philippe Picquier.

     

Certains récits constituent de véritables petits romans policiers, sur fond d’histoire, ou tout simplement de vie au quotidien ; ce n’est pas seulement chaque vieille personne qui cache un passé trouble, un secret intime, mais en fait tout le monde, derrière les apparences mornes et banales du quotidien.

            

Il en est ainsi, par exemple, de « Neuf pensées » (《九朵蝴蝶花》), initialement publiée en juin 1997 dans la revue Dajia (《大家》) : neuf pensées comme neuf femmes qui ont été assassinées dans un même quartier après avoir été violées. La mort de la neuvième coïncide avec la peinture d'une

 

Voyage au pays des nuits blanches,

août 2014

aquarelle représentant neuf pensées,peinte par une jeune voisine… c’est une intrigue policière où se croisent un homme qui se dit contaminé par le sida, un médecin de maladies vénériennes lié à l’artiste peintre, et le frère jumeau du mari de la dernière victime qui figure au rang des suspects…

     

Le plus souvent, les nouvelles de Chi Zijian sont des condensés de vie et de coutumes locales, et des portraits de personnages qui forment une galerie colorée, avec des conclusions sanglantes, inattendues, voire poétiques. C’est le cas de « La Danseuse de Yangge » (《秧歌》), publiée en janvier 1992, dans la revue Shouhuo (《收获》), qui conte l’arrivée, au moment des fêtes du Nouvel An, d’une troupe de yangge  [5] dans un village du Grand Nord ; la star de la troupe attire les regards et les convoitises … et la jalousie d’une jeune paysanne.

       

Un autre exemple d’évocation de la vie locale des années 1980-90 est « La Fabrique d’encens » (《香坊》), nouvelle publiée en mars 1993 dans la revue Zhongshan (《钟山》) qui conjugue suspense et poésie. Le maître de la fabrique en question possède un trépied d'encens aux huit dragons qui est sa fierté : on dit que, baignés dans les nuages d'encens, les dragons prennent vie... Or, un jour, un colporteur de ses clientslui propose d’héberger sa jeune maîtresse contre l’achat de son stock de bâtons d’encens. L'affaire est conclue. Mais un soir, le trépied disparaît, volépar le cocher du colporteur. Dès lors, le malheur s'abat sur la famille. On découvre le cadavre du colporteur dans un bois et sa jeune maîtresse se donne la mort de tristesse, dans une pièce inondée de parfum d'encens.

     

Dans l’ensemble, ce qui frappe, dans beaucoup des récits de Chi Zijian, c’est son aptitude à nous dépeindre un monde proche de la nature et empreint d’une grande spiritualité, où les émotions humaines sont d’autant plus riches qu’elles sont le reflet de forces naturelles immanentes auxquels l’homme est soumis, mais qui gardent leur part de mystère. Et ces forces occultes se répondent, d’un bout de l’univers à l’autre. 

     

C’est le thème  de l’une de ses plus belles nouvelles à ce jour : « Pluie fine au crépuscule sur la mer de Grieg » (《格里格海的细雨黄昏》), publiée dans la revue Tianya (《天涯》) en mars 2001. C’est l’histoire d’une femme chinoise, écrivain, qui, en voyage, visite l’ancienne maison du compositeur norvégien Edvard Grieg, et à laquelle la visite rappelle les sons et mouvements mystérieux entendus dans une maison qu’elle avait louée dans le nord de la Chine et où elle a vécu quelques mois ; la maison était hantée par le fantôme de son ancien propriétaire qui adorait la musique et par les sons qu’il tirait de phénomènes naturels, comme la neige fondant du toit au printemps et tombant dans des réceptacles différents placés autour de la maison… C’est en regardant la pluie tomber sur la mer tout en écoutant la musique de Grieg, dans sa maison, qu’elle a compris que les sons entendus dans la hutte du nord de la Chine, et qui l’obsédaient, étaient en fait le chant d’un esprit habité par une formidable passion pour la vie.

     

L’univers de Chi Zijian est un univers intemporel, au plus près de la nature qui lui donne sa force et son mystère. On songe à Xiao Hong (萧红), elle aussi originaire du Heilongjiang, et à ses « Contes de la rivière Hulan » (《呼兰河传》) ; on songe également, bien sûr, à Shen Congwen (沈从文) dont l’univers est très proche, bien que plus méridional. Mais c’est aussi un univers où le surnaturel a sa place, et on ne peut s’empêcher de penser aussi, par moments, à Pu Songling.

     

D’autant plus que, comme chez ce dernier, ce qui fait la qualité de ces nouvelles, c’est la forme autant que le fond. Chi Zijian maîtrise parfaitement la nouvelle « moyenne », qui permet de raconter une histoire avec une intrigue substantielle, mais en soignant le style. On pourrait dire de ses récits ce que le commentateur Feng Zhenluan (冯镇峦), au dix-neuvième siècle, a dit des « Contes étranges » de Pu Songling (蒲松龄) [6] : qu’il faudrait être un fieffé sot pour ne les lire que pour l’histoire, et non, aussi, pour le style.

     

     

Bibliographie sélective

     

Romans

1991 Sous l’arbre树下

1994 Cloches du matin au crépuscule 晨钟响彻黄昏

2000 Manchukuo 伪满州国

2003 Beau temps avec passages nuageux 越过云层的晴朗*

2006 La Rive droite de l’Argun / The Last Quarter of the Moon 额尔古纳河右岸 **

2010 Corbeaux sur la neige 《白雪乌鸦》

2015 Les sommets des montagnes 《群山之巅》

* en souvenir de son premier mari, Huang Shijun (黄世君), épousé en 1998 et mort en 2002 dans un accident de voiture ; le récit est conté par un chien mourant qui se souvient de sa vie avec ses six différents maîtres.

** prix Mao Dun en 2008 ; les droits ont été achetés par les éditions Philippe Picquier et le roman est en cours de traduction, par le duo Stéphane Lévêque / Yvonne André.

     

Recueils de nouvelles

2002 En accompagnant la pluie 与水同行

2008 Paysage originel 原始风景

2008Toutes les nuits du monde世界上所有的夜晚

2008 Danse 起舞

2009 Coucher de soleil à Wanyao 日落碗窑

2010 Un fantôme en peinture 鬼魅丹青

     

     

Nouvelles traduites en français

Traduites et publiées deux par deux dans cinq recueils, trois publiés chez Bleu de Chine et deux, plus récents, chez Philippe Picquier.

     

Editions Bleu de Chine

- La Danseuse de Yangge, deux nouvelles traduites par Chun Dong, septembre 1997, 137 p. 
1) La Danseuse de Yangge 《秧歌
2) Voyage au pays des nuits blanches 《向着白夜旅行》
- Le Bracelet de Jade, deux nouvelles traduites par Chun Dong, mars 2002, 105 p.
1) Le Bracelet de Jade  《磨坊》
2) Pour six plats d’argent 《白银那》
 - La Fabrique d’encens, deux récits traduits par Chun Dong, octobre 2004, 160 p.
1) Neuf pensées 《九朵蝴蝶花》
2) La Fabrique d’encens  《香坊》
     

Editions Philippe Picquier

- Toutes les nuits du monde, deux récits traduits du chinois par Stéphane Levêque avec le concours d’Yvonne André, octobre 2013, 176 p.

1) Enfance au village du Grand Nord 《北极村童话》

2) Toutes les nuits du monde 世界上所有的夜晚

- Bonsoir, la rose (《晚安玫瑰》), traduit du chinois par Yvonne André, mai 2015, 192 p.

     

    


[1] L’image évoquée est en fait celle de la lune dite « gibbeuse », en forme de demi-lune, c’est-à-dire la lune dans sa phase intermédiaire, avant le dernier croissant. Mais le symbole est celui de ce croissant dit « descendant ».

[2] Les Ewenki du Daxing’anling sont le sujet des remarquables documentaires du cinéaste Gu Tao (顾桃), dont le père était ethnologue et a commencé à s’intéresser aux peuples ewenki et orogen dès le début des années 1960.

Voir : http://www.chinesemovies.com.fr/cineastes_Gu_Tao.htm

[3] L’essai a été publié dans la troisième partie de son recueil « Les essais de Chi Zijian » (《迟子建散文》). Voir la traduction en anglais par Bruce Humes : http://bruce-humes.com/archives/279

[4] La peste pulmonaire est la forme la plus grave de peste, car elle est très contagieuse et qu’on ne peut la soigner que si elle est diagnostiquée dans les 24 heures. L’épidémie de 1910-1911 en Mandchourie a été la plus dévastatrice de l’histoire de cette maladie : elle a fait au total quelque 60 000 morts. En même temps, cette épidémie a marqué un tournant dans l’histoire de la médecine chinoise.

[5] Une danse populaire, colorée et rythmée par gongs et tambours, qui est l’une des danses collectives les plus représentatives du nord de la Chine.

[6] Dans son ouvrage critique sur les « Contes étranges du Liaozhai » (冯镇峦批评本"聊斋志异").

    

    

    

    

    

 

 

 

     

 

 

 

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