Recensions

 
 
 
                

 

« Coup d’Etat à Pékin » : les arcanes du pouvoir chinois révélées par l’affaire Bo Xilai

par Brigitte Duzan, 18 mai 2017

 

Publié en avril 2017 aux éditions Slatkine, premier titre d’une nouvelle ligne éditoriale de cet éditeur [1], « Coup d’Etat à Pékin» est la traduction, par Georges Liébert, de la version anglaise d’un ouvrage écrit par deux journalistes d’origine chinoise résidant aux Etats-Unis, Ho Pin (何频) et Huang Wenguang (黃闻光). Une version en chinois a aussi été publiée, en août 2013, sous le titre à consonance très classique : « Jeux mortels des hauts dirigeants chinois » (《中國權貴的死亡遊戲》) [2].

 

Il s’agit d’un livre sur l’affaire Bo Xilai, un scandale qui a défrayé la chronique en Chine en 2012et 2013, et a profondément affecté l’équilibre des forces politiques au moment du 18ème Congrès du Parti, en novembre 2012. Le récit des événements est doublé d’une analyse des rouages occultes du pouvoir chinois que l’affaire a révélés ; comme le suggère le titre, il se lit comme un roman policier, dans un

 

Edition française

style proche à la fois des enquêtes du juge Ti et du mythoréalisme cher à Yan Lianke (阎连科) [3].

  

Histoire d’un meurtre devenu scandale politique

 

Intitulé « Death in the Lucky Holiday Hotel » dans sa version en anglais publiée en 2013 à New York, le livre relate par le menu l’ascension et la chute, des principaux protagonistes d’un scandale politique qui a révélé l’importance des réseaux de relations qui forment l’ossature des sphères dirigeantes chinoises et les conséquences délétères des ambitions effrénées de chacun, dans un contexte où la moralité n’a plus cours.

 

Rappel des faits, ou ce que l’on en sait

 

Bo Xilai (薄熙来) était au début de 2012 le tout-puissant chef du Parti de la mégapole de Chongqing [4], et semblait devoir devenir bientôt l’un des sept membres du très exclusif Comité permanent du Bureau politique du Parti, qui gouverne en fait la Chine avec le secrétaire général du Parti.

 

Or, la découverte en novembre 2011, dans une chambre

 

Ho Pin (photo wordpress)

 

Huang Wenguang (photo Vera Su)

 

d’hôtel, du cadavre d’un homme d’affaires britannique nommé Neil Heywood va précipiter une crise politique majeure bien que le corps ait été incinéré et l’affaire classée sans suite trois jours après. Soupçonné d’être un agent de renseignements, il était en fait un proche de Gu Kailai (谷开来), l’épouse de Bo Xilai.

 

Le tournant de l’affaire intervient début 2012 quand, ses méthodes musclées lui ayant valu bien des ennemis, le chef de la police de la ville, Wang Lijun (王立军), craignant pour sa peau après avoir découvert les liens de Gu Kailai avec le défunt, se réfugie au consulat des Etats-Unis à Chengdu et y demande l’asile politique. Convaincu de se rendre aux autorités chinoises, il sera jugé, et condamné le 24 novembre à quinze ans de prison.

 

Entre-temps cependant, Bo Xilai était démis de ses fonctions

en mars, puis, le 10 avril, exclu du Comité central du Parti. Son épouse était condamnée à mort avec sursis le 20 août. Le procès de son mari a débuté un an plus tard, à Jin’an, capitale du Shandong.

 

Le procès a permis entre autres de mettre à jour le dispositif créé pour financer les études du fils du couple en Grande Bretagne, grâce à un milliardaire chinois de Dalian nommé Xu Ming (徐明), lui-même arrêté peu après [5]. Ho Pin en profite pour faire un développement sur le club des « fils de princes » (太子党), ces enfants gâtés des élites chinoises sur lesquels il a écrit le premier ouvrage sur le sujet, en 1992 (« China’s Princelings »).

 

Après un procès à huis-clos, Bo Xilai a été condamné à la prison à vie le 22 septembre 2013, privé de ses droits politiques et ses biens ont été saisis.

   

Edition chinoise

 

Un tableau glaçant des rouages occultes du pouvoir

 

Bo Xilai

 

Les auteurs ont tenté de livrer un récit aussi clair et plausible que possible des circonstances de l’affaire, en remontant au passé de chacun des protagonistes, à commencer - dans une première partie - par celui qui a déclenché le scandale, Wang Lijun.

 

Ils s’attachent à expliquer en détail le contexte politique, le parcours de chacun et les enjeux de la chute de Bo Xilai, l’affaire se résumant finalement à une lutte de clans, ou de factions. C’est cela, finalement, le plus intéressant, car le livre permet de mieux comprendre comment fonctionne le système politique chinois et ses réseaux complexes.

 

L’élimination de Bo Xilai s’est traduite par la chute du réseau de Chongqing, développé par Bo Xilai autour de la résurgence du mythe de Mao, avec tout un jeu de symboles

anciens, comme les fameuses « chansons rouges » (红歌). L’année 2011 a vu fleurir dans la presse mondiale les articles sur la promotion à Chongqing de ces chants patriotiques remontant au passé révolutionnaire maoïste, et en particulier à la Révolution culturelle, mais désormais plutôt roses que rouges [6] ; alimentant une nostalgie pour le mythe maoïste, la campagne était accompagnée des mêmes exhortations aux étudiants à aller ressourcer leur ferveur révolutionnaire à la campagne [7].

 

Les deux parties centrales du livre sont consacrées à la chute de Bo Xilai et de sa femme, aux enquêtes et à leurs (non) procès. Mais une quatrième partie décortique les conséquences de l’affaire au sein même des plus hautes instances du pouvoir, en commençant par la chute du tout-puissant personnage qui contrôlait les autorités policières et judiciaires du pays, y compris au niveau local : Zhou Yongkang (周永康). Personnage trouble et redouté, dont la carrière a avancé à coups de répressions : répression du Falungong, répression des

 

Gu Kailai avec son mari et son fils

Tibétains du Sichuan dont il a été secrétaire du Parti de décembre 1999 à décembre 2001, etc... Mais Bo Xilai était son dauphin ; au 18ème Congrès il a pris sa retraite.

  

L’épave de la Ferrari de Ling Gu

 

De la même manière, Ho Pin et Huang Wenguang ont consacré un chapitre à chacun des grands responsables dont la carrière a été affectée, la chute de l’un entraînant celle de ses proches comme dans un grand jeu de dominos (comme l’illustre très bien la couverture). Les scandales semblent succéder aux scandales, comme celui du fils de Ling Jihua (令计划), un de ces jeunes fils de prince qui font régulièrement la une pour leur débauche et leur cynisme : en mars

2012, Ling Gu (令谷) est mort dans un accident sur le 4ème périphérique de Pékin au volant d’une Ferrari 458 Spider, en compagnie de deux étudiantes sommairement vêtues.

 

C’est ce personnage qui a inspiré le jeune chef de gang amateur de Ferrari rouges du dernier film de Guan Hu (管虎) présenté en clôture de la Biennale de Venise début septembre 2015 avec Feng Xiaogang (冯小刚) dans le rôle-titre : « Mr. Six (《老炮儿》) [8]. La réalité en Chine est bien plus sidérante que toute la fiction que l’on pourrait imaginer. Mais c’est une réalité floue, évasive et trompeuse qui a constamment besoin d’être décryptée. Qui plus est, comme le montrent et le livre et le film de Guan Hu, si changement il y a, c’est plutôt pour le pire : une société de plus en plus dangereuse, en

 

Wang Lijun

particulier à cause des structures et de la corruption du pouvoir qui se reflètent dans celles de la société.

  

Des pages complémentaires pour l’édition française

 

Zhou Yongkang en 2012

 

L’exemple de Zhou Yongkang est un cas-type révélateur du fonctionnement clanique du pouvoir, en particulier sous Xi Jinping dont la campagne anti-corruption est en fait une campagne de nettoyage des obstacles à son propre pouvoir, dans une redistribution des cartes amenée par l’affaire Bo Xilai.

 

Les deux journalistes ont ajouté quelques pages sur les lendemains de la démission de Zhou Yongkang, dont on pensait au départ qu’il avait été épargné. Après sa retraite, ayant perdu beaucoup de ses soutiens, il a

été une cible idéale pour le nouveau président qui s’est fait une joie de montrer que sa campagne n’épargnerait personne, ni les tigres ni les mouches. C’est tout le réseau des anciens collègues et subordonnés de Zhou Yongkang qui est peu à peu passé à la trappe. Le chapitre le concernant se clôt sur l’annonce lapidaire, en juin 2015, de son procès à huis clos, à Tianjin, et de sa condamnation à la prison à vie.

  

Le livre montre comment la chute de Bo Xilai a été désastreuse pour le premier ministre d’alors, Wen Jiabao (温家宝), qui se réclamait de la ligne réformiste de Hu Yaobang (胡耀邦). La presse occidentale s’est emparée des rumeurs concernant sa fortune personnelle, précipitant sa chute. L’affaire a nui également au président Hu Jintao (胡锦涛). Lorsqu’il s’est retiré, en 2013, à la fin de son mandat, ce fut pour laisser la place à Xi Jinping qui abientôt monté une véritable chasse aux sorcières pour asseoir son pouvoir.

 

Zhou Yongkang lors de son procès en juin 2015

 

L’image qui ressort de cette affaire finalement protéiforme est celle d’un pouvoir conditionné par les ambitions personnelles des principaux responsables, et un pouvoir dont la corruption est inhérente à son mode de fonctionnement, essentiellement confucéen dans son organisation hiérarchique. On songe à la première nouvelle de Ke Yunlu (柯云路) publiée en 1980 : « Trente millions » (《三千万》). Ke Yunlu y décrit une enquête sur le budget demandé pour achever la construction d’une usine commencée depuis dix ans : la somme astronomique tient justement aux « cadeaux » qu’il faut prévoir à tous ceux dont le soutien est nécessaire pour faire aboutir le projet. Aucune gestion rationnelle n’est possible dans un tel contexte, mais, en outre, les responsables qui tentent d’écrémer les lignes budgétaires redondantes le font au péril de leur carrière.

 

Le livre, comme la nouvelle, montre bien que cette constitution de réseaux politiques est d’autant plus importante que l’insécurité est grande, en fait, quand on est au pouvoir, et que la longévité politique de chacun, mais aussi longévité tout court parfois, tient à la solidité des soutiens que l’on a pu se constituer tout au long des différentes fonctions remplies, en particulier dans les régions.

 

Ce tableau délétère des arcanes du pouvoir chinois est le plus intéressant du livre. Il apparaît derrière les détails factuels repris des titres de la presse au moment des faits, et en particulier du Mingjing News, qui est le journal de Ho Pin [9], mais surtout derrière les insertions d’éléments biographiques qui, comme des flashbacks, éclairent sur l’histoire de tous ces personnages-clefs de la politique chinoise de ces trente dernières années.

 

Réflexions a posteriori

 

Ce qui frappe, c’est la récurrence, dans la Chine actuelle, des effets dévastateurs durables de la Révolution culturelle sur la personnalité, la psychologie et les modes d’action de tous ces personnages, et finalement sur la société entière.

 

Impact profond de la Révolution culturelle

 

Bo Yibo, père de Bo Xilai attaqué par les Gardes

 rouges pendant la Révolution culturelle

 

Il y a toujours un Garde rouge qui sommeille, quelque part, dans un Chinois d’âge mur aujourd’hui, et chez les grandes figures politiques tout particulièrement. « Fils de princes », peut-être - leurs parents étaient, pour la plupart, des personnages éminents de l’entourage de Mao – mais leurs vies ont basculé quand père et mère ont été livrés à la vindicte des Gardes rouges pendant la Révolution culturelle, et même parfois dès 1957, au moment de la lutte contre les droitiers.

 

Si Gu Kailai est sans doute celle qui semble avoir été la plus perturbée par le traitement infligé à ses parents, et les conséquences sur sa propre vie, Bo Xilai aussi a vu son père – Bo Yibo (薄一波) - déchu, et sa mère « suicidée ». Mais l’actuel président Xi Jinping est dans le même cas. Le livre revient longuement sur l’histoire de son père, Xi Zhongxun (习仲勋), chef communiste historique qui a été en disgrâce dès 1962 et emprisonné pendant toute la Révolution culturelle, jusqu’en 1975.

 

Xi Zhongxun paradé par les Gardes rouges

au début de la Révolution culturelle

 

Dans de telles circonstances, on a du mal à comprendre, que tous ces personnages se raccrochent encore au mythe maoïste, et encore plus que quelqu’un comme Bo Xilaiait pu mener des campagnes pour faire renaître la ferveur maoïste, chansons à l’appui. Cela devrait au contraire leur donner des cauchemars.

 

Xi Zhongxun avec son fils Xi Jinping dans les années 1980

 

Mais la réalité est bien plus complexe que cela, et on trouve des bribes de réponse dans la littérature. Leurs certitudes se sont effondrées, leur vie n’a soudain plus tenu qu’à un fil, ils ont été privés d’un environnement assurant une certaine sécurité pour se retrouver dans un monde chaotique, une jungle où la morale n’avait plus cours car la simple survie devenait primordiale : c’est justement pour ces raisons-là qu’ils ont perdu tout sens éthique, et qu’ils se sont retranchés derrière la constitution de réseau d’affiliés capable de leur assurer une certaine sécurité, tout en cherchant à faire sortir

leurs enfants de ce système pervers en les envoyant à l’étranger. 

 

Le grand danger est le besoin instinctif de prévenir la récurrence de troubles et d’assurer la sécurité. Car le moyen, instinctif aussi, est la répression, qui entraîne une spirale infernale. « Coup d’Etat à Pékin » résonne des échos de la Révolution culturelle, comme la politique actuelle. Le dernier chapitre est particulièrement significatif, qui passe en revue l’ascension de Xi Jinping et sa métamorphose progressive, de jeune cadre ouvert aux idées progressistes, sous l’influence de son père, à haut dirigeant de plus en plus autocrate, concentrant en ses mains les pouvoirs de décision que Deng Xiaoping avait pris soin de répartir collégialement.  

 

On a l’impression, en refermant le livre, que l’héritage de Mao ne peut supporter aucune déviation, et le système aucune réforme. L’avenir, dans ces conditions, fait tellement peur qu’il semble plutôt être à l’étranger, pour les enfants au moins.

 

Un livre à replacer dans une ancienne tradition littéraire

 

Bien qu’essentiellement factuel, ce livre apparaît finalement,par les ouvertures qu’il suggère, pouvoir se rattacher à la tradition chinoise de l’écrit politique qui était avant tout écrit littéraire puisqu’écrit par des lettrés, lauréats ou non des examens impériaux.

 

Le sous-titre – sexe, meurtre et corruption en Chine [10] - rappelle les grands romans chinois, satires sociales et romans de mœurs, de la dynastie des Qing, et en particulier les « romans de dénonciation » de la fin de la dynastie (清末之谴责小说) sur lesquels s’achève l’ouvrage de Lu Xun (鲁迅) « Une brève histoire du roman chinois » (《中国小说史略》) [11].

 

On retrouve dans « Coup d’Etat à Pékin », comme dans tout texte chinois, adages et expressions traditionnelles, extraits de poèmes classiques et citations de Mao. Les titres des quatre parties, en particulier, ont valeur de citations littéraires et historiques, et il faut rendre grâce à l’éditeur français d’en avoir conservé l’expression originale.

 

La première partie se réfère à une classe de petits fonctionnaires du genre tortionnaire qui ont fait florès dans les yamen de l’époque impériale : les kùlì (酷吏). La seconde est aussi une référence à la cour impériale, en mettant en exergue le club très fermé des « fils de prince » ou taizidang (太子党), comme sont surnommés les enfants turbulents des anciens compagnons de route de Mao et des hauts dirigeants du Parti. Les seconds faisant écho aux premiers.

 

La troisième partie est plus spécialement centrée sur Gu Kailai, qualifiée de huoshui (祸水), c’est-à-dire, dans la littérature et l’histoire depuis les Han, la femme fatale qui ruine la vie d’un puissant de ce monde, voire d’une dynastie, huo désignant une calamité, un désastre naturel et huoshui une inondation ; on trouve le terme chez Pu Songling, par exemple.

 

Quant au titre de la quatrième partie, c’est un chengyu (une expression figée) qui fait allusion à la manière dont s’écrit l’histoire, en Chine peut-être plus encore qu’ailleurs : chéngwáng bàikòu (成王败寇), le vainqueur devient roi et le vaincu passe au rang des bandits. C’est toute l’histoire impériale résumée en quatre caractères. Ce qui souligne mieux que tout autre discours la continuité historique de l’Etat chinois, jusqu’à nos jours.

 

L’édition française du livre a été soignée, avec même tout un index des noms propres indiquant leur orthographe en caractères chinois. Il est donc dommage d’avoir opté pour une transcription des noms propres dans un pinyin étrange, avec majuscules au sein même des mots ou des prénoms (ShangHai pour Shanghai, ShanXi pour Shanxi, ou Xi JinPing pour Xi Jinping), ce qui gêne une lecture fluide [12].

 

 


[1] Initiée et éditée par la photographe d’origine taïwanaise Vera Su.

[3] « Coup d’Etat à Pékin » ne manque pas d’analogies avec « Servir le peuple » (《为人民服务》), la réalité de l’un apparaissant tout aussi mythoréaliste que la fiction de l’autre.

[4] Ville-province de 31 millions d’habitants sur les collines au bord du Yangtse et de la rivière Jialing.

[5] Leur fils Bo Guagua (薄瓜瓜) a été le premier Chinois à être admis à Harrow, en Angleterre, avant d’entrer à Oxford ; en fait, révèle le livre, il avait de tellement mauvaises notes qu’il a été exclu un an de l’université, et ses parents ont fait intervenir de diplomates pour faire lever la sanction. Quoi qu’il en soit, il est diplômé de Harvard et vit aujourd’hui aux Etats-Unis. Cela lui a épargné d’être impliqué dans l’affaire de ses parents, au prix de compromis. C’est à lui qu’est consacré l’épilogue du livre, en le présentant un tableau contrasté d’étudiant sociable intelligent, au-delà des portraits habituels de jeune irresponsable.

[6] Voir par exemple l’article du Guardian : Red songs ring out in Chinese city's new cultural revolution

https://www.theguardian.com/world/2011/apr/22/red-songs-chinese-cultural-revolution

Ou encore l’article du New York Times :

http://www.nytimes.com/2011/06/30/world/asia/30redsong.html

La télévision du Hunan en a fait une compilation d’une heure, qui commence par un chant à la gloire du Parti, « sans le Parti il n’y aurait pas eu de Chine nouvelle » 没有共产党就没有新中国 et continue avec d’autres à la gloire du président Mao : https://www.youtube.com/watch?v=0ruAa3r8Tko

[7] Ce qui n’était pas valable seulement pour Chongqing, voir le documentaire de Du Haibin (杜海滨) « Un jeune patriote » (《少年*小趙》) qui est une autre illustration du phénomène : http://www.chinesemovies.com.fr/films_Du_Haibin_Young_Patriot.htm

[9] Le Mingjiing News (明鏡新聞網), créé et dirigé par Ho Pin, est un site d’information interactif et critique sur la politique chinoise qui fait partie du groupe Mirror Media, créé au Canada au début des années 1990, qui possède aujourd’hui des bureaux aux Etats-Unis, à Hong Kong et à Taiwan.

Le site : http://s1.mingjingnews.com/ 

[10] Le sous-titre anglais mettant plus l’accent sur la lutte pour le pouvoir : "Murder, money and an epic power struggle in China”

[11] Ces romans « de dénonciation » furent particulièrement nombreux en 1900, après l’échec du mouvement réformiste de 1898, et donc la perte de confiance du peuple dans la capacité des dirigeants à gouverner le pays. Mais ils ont des antécédents dans des romans satiriques du début de la dynastie, comme la « Chronique de la Forêt des lettrés » (《儒林外史》) de Wu Jingzi (吳敬梓) dont la première édition date de 1803. Comme « Coup d’Etat à Pékin », le roman a une structure lâche fondée sur des faits anecdotiques d’une part, des biographies de l’autre, de personnes réelles.

[12] La raison donnée est de faciliter la lecture pour ceux qui ne connaissent pas le chinois, mais c’est illogique : soit on connaît le chinois, et on est surpris, soit on ne le connaît pas, mais il est alors encore plus déroutant de se retrouver devant des transcriptions qui ne correspondent pas à ce qu’on trouve habituellement, en particulier pour les noms de provinces ou de villes.
Il faut quand même féliciter l’éditeur de ne pas avoir cédé à la mode américaine d’inversion des noms et prénoms chinois.


 

 

   

     

 

 

 

 

 

     

 

 

 

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