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Zong Pu 宗璞

Présentation

Par Brigitte Duzan, 30 décembre 2018

 

Zong Pu est l’une des grandes écrivaines chinoises de la seconde moitié du 20e siècle : elle a commencé sa carrière dans les années 1950, l’a poursuivie après la Révolution culturelle, avec des œuvres marquantes à partir de 1978, et a encore été couronnée du prix Mao Dun en 2005 [1].

 

Issue d’une grande famille d’intellectuels, elle a dès l’enfance été nourrie dans son environnement familial même d’une double culture traditionnelle et étrangère qui en a fait une personnalité inhabituelle parmi les écrivains de sa génération. Aujourd’hui, à la fin des années 2010, elle continue une œuvre qui parcourt plus de six décennies.

 

Une enfance privilégiée

 

Née en juillet 1928 à Pékin, de son vrai nom

 

Zong Pu

Feng Zhongpu (冯钟璞), elle est la fille du grand philosophe Feng Youlan (冯友兰), frère de l’écrivaine Feng Yuanjun (冯沅君). Né en 1895, formé à Wuhan et à l’université de Pékin, puis à l’université Columbia, Feng Youlan a exercé une influence déterminante sur la pensée chinoise à partir de la fin des années 1930, en la revitalisant dans un sens néo-confucianiste. Feng Yuanjun, quant à elle, était une autorité en matière de littérature et théâtre classiques.  

 

L’université fédérée du Sud-ouest à Kunming pendant la guerre

 

Quand Zhongpu avait trois mois, son père a accepté un poste à l’université Qinghua, et c’est là qu’elle a grandi. Elle garde un souvenir heureux des neuf premières années de sa vie, mais, quand la guerre éclate en 1937, elle doit arrêter l’école et, en 1938, fuir avec sa mère et ses trois frères à Kunming où son père est parti enseigner à l’Université nationale fédérée du Sud-Ouest (西南联合大学), regroupant les deux principales universités de Pékin (Qinghua et Beida) et celle de Tianjin (Nankai) qui ont été transférées là.

  

Zong Pu ne retournera à Pékin qu’à la fin de la guerre, en 1946, quand les trois universités revinrent dans leurs lieux d’origine. Mais elle a bénéficié d’une solide formation culturelle dans son environnement familial, développant un intérêt pour la littérature dès son plus jeune âge grâce, d’après ses propres dires, à son père qui était aussi un lettré épris de poésie classique.

 

Elle étudie pendant deux ans à l’université Nankai à Tianjin, puis, en 1948, est admise dans le département des langues étrangères de l’université Qinghua dont son père a accepté provisoirement la présidence de décembre 1948 à janvier 1949, avant de repartir aux Etats-Unis [2]. Pendant la guerre de Corée, elle fait de la propagande anti-américaine dans les usines de la capitale. Cette même année 1948, elle publie sa première nouvelle dans le Dagongbao (《大公报》) à Tianjin : « AKC » (un jeu de mots sur le français « a cassé »).

 

Zong Pu jeune

 

Cette nouvelle, a-t-elle expliqué [3], elle l’a écrite alors qu’elle était étudiante et apprenait le français. Le personnage principal de l’histoire offre à la jeune femme qu’il aime une porcelaine qui porte gravées ces trois lettres, mais la jeune femme ne se résout pas à briser le vase, et ne trouve donc pas la lettre cachée à l’intérieur lui révélant les sentiments du donateur. C’est ainsi qu’ils se sont manqués, conclut Zong Pu, et l’ont regretté toute leur vie.

 

Elle sort diplômée de littérature anglaise en 1951, mais a continué à s’intéresser à la littérature française, participant dans les années 1950 aux multiples discussions sur un personnage qui fascinait le monde des lettres chinois à l’époque : Julien Sorel.

 

1957 : Les Haricots rouges 

 

En septembre 1953, la Seconde Conférence sur la Littérature impose un rôle idéologique et didactique à la littérature qui devient un objet au service de la promotion du socialisme et de l’éducation des masses. Elle arrête d’écrire et, de 1956 à 1958, devient rédactrice pour la littérature étrangère de la revue Lettres et arts (Wenyibao 《文艺报》).

 

Mais elle revient sur sa décision au moment de l’éphémère mouvement d’ouverture des Cent Fleurs : elle écrit la nouvelle « Les Haricots rouges » (《红豆》). Mais, publiée en juillet 1957, alors que le vent avait déjà tourné, elle vaut à son auteure d’être attaquée et condamnée comme droitière, l’exaltation des sentiments n’étant pas dans la ligne idéologique du début du Grand Bond en avant.  C’est en effet une histoire d’amour qui oppose aspirations individuelles et idéaux collectifs, la jeune héroïne étant obligée de renoncer à l’amour pour privilégier l’engagement révolutionnaire.

 

La peine que Zong Pu doit purger n’est cependant pas trop lourde. En 1959, elle est envoyée travailler dans une ferme du Hebei. Elle rentre provisoirement en grâces pendant la brève période d’ouverture au début des années 1960 et entre alors au comité de rédaction de la revue Littérature du monde (《世界文学》) de l’Institut de recherche sur la littérature étrangère.

 

1979 : retour à l’écriture

 

Zong Pu n’a plus rien publié jusqu’aux lendemains de la Révolution culturelle. Puis soudain, elle publie coup sur coup deux nouvelles remarquées et primées : « Le rêve de l’archet » (littéralement le rêve sur une corde – une corde de violoncelle《弦上的梦》) en 1978 et « Qui suis-je ? » (《我是谁》) en 1979. La première, couronnée du prix de la meilleure nouvelle de l’année, traitait de la condition des intellectuels pendant la Révolution culturelle, mais c’est surtout la seconde qui a fait de Zong Pu l’une des écrivaines les plus en vue de la fin des années 1970 en Chine.

 

1. « Le rêve de l’archet » dépeint l’évolution des rapports entre une violoncelliste d’âge moyen, professeure de musique, qui a été persécutée pendant la Révolution culturelle et une jeune étudiante dont les parents ont été tués pendant la même période et qui vient se réfugier chez elle (une ancienne amie de sa mère) car la tante qui l’hébergeait l’a mise dehors par crainte qu’elle ne lui attire des ennuis ; Zong Pu dépeint le mur de froideur et de cynisme que la jeune fille s’est bâti dans un réflexe d’autoprotection et que la musicienne tente peu à peu de briser.

 

Le spectre de la Révolution culturelle plane sur le récit, non tant pour les atrocités commises, que pour les dommages profonds infligés aux relations entre individus, amis ou famille, et surtout pour les conséquences désastreuses sur la mentalité des jeunes, qui ont perdu tout idéalisme et foi dans l’avenir. Contrairement à bien des récits de la « littérature des cicatrices », il n’y a aucun romantisme ni sentimentalisme chez Zong Pu, on sent juste affleurer une grande tristesse.

 

Avec son père Feng Youlan

 

La nouvelle se termine par la description des manifestations spontanées place Tian’anmen au début de 1976, quand la mort de Zhou Enlai a déclenché un phénomène de ferveur populaire. Zong Pu nous décrit une foule où les individus communient dans leur douleur et leur attachement au premier ministre disparu. Ce n’est plus un collectif aveugle obéissant aux mots d’ordre, c’est une conscience collective qui vaut par la somme des consciences individuelles.

 

2. « Qui suis-je ? » est l’histoire d’une jeune femme que le suicide de son compagnon, persécuté pendant la Révolution culturelle, a rendue folle de douleur. Elle s’imagine transformée en démon, puis en fleur, et enfin en un énorme vers, chaque transformation donnant lieu à des doutes sur son identité. Kafka n’est pas loin, mais la réflexion est à replacer dans le cadre de la période post-maoïste qui voit un retour aux valeurs humaines, retour cependant contesté car ces valeurs sont toujours l’objet de critiques virulentes contre leur caractère petit-bourgeois.

 

Les différentes métamorphoses de la jeune femme reflètent la fragmentation de son moi profond, sa quête identitaire pour retrouver un être indemne et entier, après les persécutions subies. Mais finalement elle se suicide elle aussi, en se jetant dans un lac glacé, tandis qu’un vol d’oies sauvages passe dans le ciel en dessinant un V à l’envers, c’est-à-dire le caractère rén , celui désignant l’homme, laissant présager qu’il est en train de retrouver sa place dans un monde qui l’avait écrasé.

 

Le récit de Zong Pu est précurseur : il annonce tout un courant « humaniste » qui va se développer au début des années 1980, en littérature comme au cinéma, mais sera vivement attaqué, toute tentative de restaurer des valeurs humanistes étant considérée comme un rejet implicite de la théorie de Mao selon laquelle il n’y a pas de nature humaine, seulement une nature de classe.  L’image des oies sauvages décrivant le signe rén dans le ciel se retrouve

 

Livre à la mémoire de son père

même au début du film emblématique « Unrequited Love » ou « Douloureux amour » (Kulian《苦恋》), adapté d’une nouvelle de Bai Hua (白桦) en hommage au peintre Huang Yongyu (黄永玉) persécuté pendant la Révolution culturelle [4].

 

Mais, au-delà du contexte de l’époque, cette revendication humaniste est chez Zong Pu le reflet d’une culture familiale profondément ancrée dans la culture traditionnelle chinoise, tout en étant influencée par la pensée humaniste de l’Occident.

 

Nouvelles, essais et contes

 

Zong Pu avec Bing Xin

 

Dans les années 1980 et 1990, elle a développé un style original empreint de poésie et de philosophie.

Elle a écrit dans les genres les plus divers : des nouvelles "moyennes" comme « Le rocher immortel » (三生石) ou « Le brillant passage des saisons » (《四季流光》), ou encore des essais poétiques empreints de son amour de la nature, comme ses « Notes sur le lac de l’Ouest » (《西湖漫笔》).

 

Mais elle a aussi écrit des notes de voyage, des souvenirs comme « En mémoire de la fête des Fleurs » (《花朝节的纪念》) ou « Bribes de souvenirs de la Salle des Trois Pins » (《三松堂的断忆》), et même des contes pour enfants comme « A la recherche de la Lune » (《寻月记》) publié en 1957 ou « Paroles de fleurs » (《花的话》) publié en 1978 dans la revue Littérature du peuple.

 

En 1996, elle a publié ses œuvres complètes en quatre volumes. Mais elle est aussi en train de terminer le dernier volume d’une tétralogie romanesque dont les trois premiers volumes ont été publiés aux éditions Littérature du peuple (人民文学出版社).

 

La tétralogie de la Gourde sauvage

 

Ce roman en quatre volumes, « Prélude de la Gourde sauvage » (《野葫芦引》), est une sorte d’autobiographie romancée de ses années de guerre. C’est l’œuvre majeure de toute la seconde partie de sa vie, après la Révolution culturelle.

 

1. Le premier volume, « Chronique du passage vers le Sud » (《南渡记》), achevé en 1987 et publié en septembre 1988, commence pendant l’été 1937. Zong Pu y dresse le portrait d’une mère de trois enfants soudain prise dans l’engrenage de la guerre, qui doit quitter la capitale menacée par l’armée japonaise. Lü Bichu (吕碧初) est la plus jeune de la famille Lü, elle-même mère de trois enfants et prête à tout pour sauver ce qui lui est cher. Mais la voie est étroite entre un gouvernement corrompu, les Japonais d’une cruauté sans merci, et, pour couronner le tout, le désespoir des Chinois autour d’elle [5].

 

2. Le second volume, « Chronique du refuge de l’Est » (《东藏记》), est sorti en avril 2001. Il s’agit d’une chronique de la vie à l’Université fédérée du Sud-ouest à Kunming pendant la guerre, avec des portraits très vivants des intellectuels réfugiés là, dans une atmosphère de résistance à l’ennemi décrite en termes affectifs, dans un style raffiné. Dans le contexte de la guerre, certains se conduisent en héros en continuant leurs cours sous les bombardements, tandis que d’autres en profitent pour faire fortune.

 

Le roman a été couronné du prix Mao Dun en 2005.

 

3. Dans le troisième volume, « Chronique de la marche vers l’Ouest » (《西征记》), publié en mai 2009, la narration s’évade du cadre de l’université et de la vie sur le campus pour englober la réalité qui la cerne avec un tableau coloré de paysans, de généraux, de combattants de la guérilla ou encore des chefs de minorités de la région. C’est tout un monde de souvenirs vibrants que l’on trouve rarement sous d’autres plumes et même au cinéma.

 

4. Le quatrième volume, « Chronique du retour dans le Nord » (《北归记》), a été publié en octobre 2018 et a obtenu le prix Shi Nai’an (施耐庵文学奖).

 

1er volume de la tétralogie (vers le sud)

 

2ème volume (vers l’est)

 

3ème volume (vers l’ouest)

 

Zong Pu à 90 ans, lors de la publication de la 4ème partie de la tétralogie (vers le nord)

 

 

Au-delà de l’intérêt documentaire du contenu, les quatre volumes ont une qualité littéraire unanimement louée par la critique, d’un style raffiné qui est celui des essais sanwen de l’auteure. Le roman est conçu sur le modèle des grands romans de la tradition chinoise. On

pense bien sûr au « Voyage vers l’Ouest » (《西游记》), mais ce n’est pas pour rien, non plus, que le quatrième volume de la tétralogie a été couronné du prix Shi Nai’an, du nom de l’auteur du grand classique « Au bord de l’eau » (《水浒传》)…

 

Une écrivaine hors normes

 

Zong Pu est retraitée depuis 1981 de l’Institut de littérature étrangère de l’Académie chinoise des sciences sociales et, à plus de 90 ans, continue d’écrire malgré des problèmes de santé et une mauvaise vue.

 

Elle est d’autant plus remarquable qu’elle avait une solide formation en littérature étrangère, à une époque où ce n’était pas courant. A huit ans elle avait lu David Copperfield, puis, adolescente, elle se passionna pour Dostoïevski et Thomas Hardy, sujet de sa thèse de fin d’études à Qinghua. Au début des années 1960, une campagne fut lancée contre des auteurs occidentaux, dont Kafka. Comme elle travaillait alors à la rédaction de la revue « Littérature mondiale », elle en profita pour lire ses œuvres, et en fut fortement influencée [6].

 

Cette solide formation ne l’a pas empêchée d’avoir aussi un penchant pour la littérature chinoise classique. Enfant, elle devait tous les matins réciter quelques poèmes Tang à sa mère avant d’aller à l’école, et sa tante Yuanjun était elle-même professeure et spécialiste de littérature, poésie et théâtre classiques. Ses connaissances se reflètent dans son style, ses images poétiques et ses citations.

 

Enfin, elle était aussi passionnée de musique, intérêt renforcé par son mari, Cai Zhongde (蔡仲德), professeur au Conservatoire central de musique et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’esthétique de la musique chinoise, qu’elle épousa en 1969 [7]. La musique est un thème récurrent dans son œuvre.

 


 

Traductions en français

  

Deux traductions de référence :

- Qui suis-je ? 《我是谁》, trad. Catherine Gipoulon, Europe n° 672, avril 1985.

- Le rêve de l’archet 《弦上的梦》, trad. Liu Hanyu et Liu Fang, in : La Chine des femmes, Mercure de France, coll. Mille et une femmes, 1983, pp. 181-210.

 

- Le sacrifice du cœur, Beijing Ed. Littérature chinoise, 1992, 214 p.
Six nouvelles :
        i.  Haricots rouges, décembre 1956, trad. Catherine Toulsaly, p. 7
        ii.  Le rêve de l’archet, automne 1978, trad. Liu Fang/Liu Hanyu, p. 67
        iii.  Le sacrifice du cœur, juin 1980, trad. Catherine Toulsaly, p. 111
        iv.  Lulu, juin 1980, trad. Wang Anwei/Zhang Lei, p. 139
        v.  Pattes d’ours, juin 1981, trad. Catherine Toulsaly, p. 169
        vi.  La tragédie du noyer, décembre 1981, trad. Catherine Toulsaly, p. 187
 

        Introduction : Aux lecteurs français

 

 

 


 

Traductions en anglais

 

- Melody in Dreams 《弦上的梦》, in : Seven Contemporary Chinese Women Writers. Short stories by Ru Zhijuan, Huang Zongying, Zong Pu, Shen Rong, Zhang Jie, Zhang Kangkang, Wang Anyi. Préface Gladys Yang. Chinese Literature, Panda Books, 1982, 280p. 

- Red Beans 《红豆》, tr. Geremie Barme, in : Fragrant Weeds, W.J.F Jenner ed., HK Joint Publishing 1983, pp. 195-228 – rep. in : Writing Women in Modern China :The Revolutionary Years 1936-1976, Amy D. Dooling ed., Columbia University Press 2005, pp. 247-274.

- Lulu 鲁鲁, tr. Taylor Brady, Haiyan Lee and Sylvia Yang, 2013.

(Publication initiale : Littérature du peuple, 1990)

A lire en ligne sur le site du MCLC Resource Center :  http://u.osu.edu/mclc/online-series/lulu/

- The Everlasting Rock 三生石, publié sous le nom Feng Zong Pu, Three Continents Press, 1998, 181 p.

-: Wild Gourd Overture, 1. Departure for the South《南渡记》tr. Wen Lingxia, Alain Charles Asia Publishing 2018

 

 

 


[1] On est d’autant plus étonné qu’il n’y ait pas de traductions disponibles en français au moins de de ses principales nouvelles.

[2] Il était professeur invité à l’université de Pennsylvanie quand les nouvelles venues de Chine firent présager l’arrivée prochaine des Communistes au pouvoir. Malgré les conseils de prudence de son entourage, il repartit en Chine. Mais il se trouva bientôt obligé de répudier une grande partie de ses travaux, et même de réécrire certains de ses ouvrages pour les mettre en conformité avec l’idéologie du régime. Constamment attaqué, il refusa cependant de quitter le pays.

Zong Pu lui a d’ailleurs rendu hommage en écrivant une biographie, publiée en 1991.

[3] Lors de la Rencontre en romanciers chinois et français à laquelle elle a participé à Pékin en juin 1994. Voir le recueil Lettres en Chine compilé par Annie Curien, Bleu de Chine, 1996, p. 29.

[4] Bai Hua sera le bouc émissaire d’une campagne contre « l’humanisme » menée à partir de l’automne 1980, dans laquelle seront aussi impliquées les écrivaines Yu Luojin (遇罗锦) et Dai Houying (戴厚英).

Voir : The Uses of Literature, Perry Link, Princeton University Press, 2000, pp. 27-30.

[5] Zong Pu a été l’auteur à l’honneur du Book club du Leeds Centre for New Chinese Writing en aout 2018, à l’occasion de la sortie de la traduction du premier volume de sa tétralogie aux éditions ACA Publishing ; le Centre a publié sur son site la traduction d’un extrait du roman, avec l’original en chinois :

https://writingchinese.leeds.ac.uk/book-club/august-2018-zong-pu-%E5%AE%97%E7%

92%9E/the-heart-of-the-wild-bottle-gourd/

[6] C’est cette influence, ainsi que celle de Beckett, qui ressort du texte de 1984 traduit par Françoise Naour dans l’anthologie Les Rubans du cerf-volant (Gallimard/Bleu de Chine, 2014, pp. 75-90) : « Paysage de fange avec tête » - littéralement le crâne dans le marécage (《泥沼中的头颅》), un texte d’une tonalité absurde qui tient plutôt des cauchemars de Can Xue (残雪).

[7] Il a aussi édité des ouvrages sur son beau-père Feng Youlan.

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

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