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Reprise du cycle littérature et cinéma à l’Institut Confucius de l'université Paris Diderot

par Brigitte Duzan, 09 novembre 2011

 

Le cycle « De l’écrit à l’écran » (在屏幕上书写) va reprendre à l’Institut Confucius de l'université Paris Diderot le jeudi 17 novembre.

 

C’est en effet le jeudi qu’auront lieu les séances cette année, et toujours à 17 h 30, tout au moins pour les quatre premières séances ; l’Institut étudie la possibilité de les faire débuter à 18 heures à partir du mois de janvier, pour permettre aux personnes qui travaillent de pouvoir y assister plus facilement. Elles seront, comme l’an dernier, présentées et commentée

 

L’institut Confucius de Paris Diderot

par Luisa Prudentino, et suivies d’une discussion.

 

Le cycle entier (cycle 2) comportera cette année seize films, datant de 1931 à 2006 (1). Quatre séances sont prévues dans l’immédiat, d’ici fin 2010 :

 

1. Le jeudi 17 novembre :

 

Two Stars in the Milky Way

 

« Two Stars of the Milky Way » (《银河双星》) : film muet en noir et blanc de 1931, de Shi Dongshan (史东山).

 

Au début des années 1930, Shi Dongshan a été l’un des principaux réalisateurs de la compagnie Lianhua (联华影业公司). « Two Stars in the Milky Way » est le premier film qu’il y a tourné, un film rare, adapté

d’un roman éponyme de l’écrivain populaire Zhang Henshui (张恨水).

 

Né dans la province du Jiangxi en 1895, Zhang Henshui a d’abord été journaliste avant de passer à l’écriture romanesque. Publié sous forme de feuilleton de 1924 à 1929, son premier roman, « Une histoire officieuse de la capitale » (ou « Vie dans la capitale ») (《春明外史》), remporta un tel succès qu’il fit de lui le maître du roman populaire des années 1930 et 1940.

 

Si Zhang Henshui diversifia quelque peu ses thèmes dans les années 1940, pour refléter la situation dramatique née du conflit avec le Japon, ses œuvres du début des années 30 restent des histoires d’amours contrariées. C’est le cas de « Two Stars in the Milky Way », histoire d’une jeune chanteuse recrutée pour tourner un film, qui tombe amoureuse de son protagoniste, lui-même poursuivi par une actrice,  mais promis à un mariage traditionnel…

 

Ce n’est pas le moindre des paradoxes de trouver ce film au répertoire d’un studio réputé de gauche. Mais la clef est donnée par un message donné par le réalisateur du film dans le film…

 

2. Le jeudi 24 novembre :

 

« Old and new Shanghai » (新旧上海) : film de 1936 de Cheng Bugao (程步高), réalisateur ‘de gauche’, célèbre pour son adaptation, en 1933, du roman de Mao Dun (茅盾) « Les vers à soie du printemps » (《春蚕》). Moins connu, « Old and new Shanghai » n’est pas moins intéressant.

 

Le scénario est de Hong Shen (洪深), dramaturge d’avant-garde des années 1920-1930, mais également cinéaste et scénariste qui apporta beaucoup d’innovation dans le

 

Old new Shanghai

domaine de l’écriture cinématographique tout autant que de la mise en scène, alors très liés au théâtre.

 

3. Le jeudi 1er décembre :

 

« La boutique de la famille Lin » (《林家铺子》) : film de 1959 de Shui Hua (水华) d’après la nouvelle éponyme de Mao Dun (茅盾).

 

Après un début de carrière dans le théâtre, Shui Hua a débuté au cinéma en 1950, avec un film célèbre : « La fille aux cheveux blancs » (《白毛女》). « La boutique de la famille Lin » est son deuxième film. Le scénario est signé Xia Yan (夏衍), autre dramaturge de gauche, très actif à Shanghai dans les années 1930-40.

 

 

La boutique de la famille Lin

 

4. Le jeudi 15 décembre :

 

Février, printemps précoce

 

« Février, printemps précoce » (《早春二月》: film de 1963 de Xie Tieli (谢铁骊), adapté par le réalisateur d’une nouvelle de Rou Shi (柔石) intitulée « Février » (《二月》).

 

« Février, printemps précoce » est un grand classique de la première moitié des années 1960, un film plein d’humanisme et de poésie, par un réalisateur extrêmement cultivé qui savait adapter une œuvre littéraire même mineure pour en faire un chef d’œuvre.

 

Ni l’auteur ni la nouvelle ne sont très connus, mais le film connut un grand succès à sa sortie, puis fut l’un des premiers films à ressortir après la Révolution culturelle, en 1977, avec le même succès. C’est lui qui représenta la Chine au festival de Cannes en 1979. C’est le type même d’adaptation cinématographique qui transcende une œuvre littéraire.

 

Nous reviendrons sur chacune de ces œuvres plus en détail avant chaque séance.

 

(1) voir la liste complète des films sur le site de l’Institut Confucius :

www.confucius.univ-paris7.fr/documents/planningcinema_saison2.pdf

 

 

Le jeudi à 17h30

Institut Confucius, université Paris Diderot

Amphi 9E - Bâtiment la halle aux farines,

Esplanade Pierre Vidal Naquet, Paris 13.

Plan du site : www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=implantations&np=SitePRG&g=m

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

     

 

 

 

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