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Chan Koonchung 陈冠中

Présentation

par Brigitte Duzan, 31 mai 2014, actualisé 26 mai 2016

    

Né à Shanghai, dans une famille originaire de Ningbo, Chan Koonchung a grandi à Hong Kong, puis est venu vivre à Pékin après un détour par Taiwan. Il est donc difficile à classer selon les nomenclatures ordinaires. Il pourrait être défini comme écrivain « des deux rives et trois territoires » (兩岸三地). Disons tout simplement : écrivain de langue chinoise.

 

On le dit auteur de science-fiction ; il l’est autant que George Orwell écrivant « 1984 ». Disons qu’il est l’auteur d’un roman d’anticipation, ou de politique-fiction, qui, publié à Hong Kong et Taiwan en 2009, et aussitôt traduit en anglais et en français, lui a valu une soudaine célébrité. Celle-ci a été accrue récemment avec la publication d’un nouveau roman qui est une satire féroce de l’évolution de la société et de la mentalité chinoises, vue par un Candide tibétain. Tous les ingrédients étaient réunis pour en faire un succès de librairie. Sauf bien sûr en Chine.

 

Chan Koonchung

 

Mais on finit par en oublier ce que Chan Koonchung avait fait et écrit auparavant...

 

Citoyen et écrivain de Hong Kong d’abord

 

Chan Koonchung est né en 1952 à Shanghai, mais ses parents ont déménagé à Hong Kong quand il avait quatre ans. C’est donc à Hong Kong qu’il a grandi.

 

Journaliste et éditeur de presse

 

Il a commencé ses études universitaires à l’Université de Hong Kong, puis, après un BA, a continué à l’Université de Boston.

 

Haowai, une histoire de la culture de Hong Kong

 

De retour à Hong Kong, il débute comme reporter pour un tabloïde local. Puis, en 1976, avec trois autres écrivains, Qiu Shiwen (丘世文), Deng Xiaoyu (邓小宇) et Hu Junyi (胡君毅), il fonde le City Magazine, ou "Numéro spécial" (Haowai号外), qui devient l’un des magazines culturels les plus branchés de Hong Kong.

 

Puis Chan Koonchung s’intéresse au cinéma ; il passe quelques années à écrire des scénarios et investir dans la production cinématographique. Il joue même en 1991

dans le film « King of Chess » (《棋王》) adapté de la nouvelle éponyme d’A Cheng, commencé par Yim Ho et terminé par Tsui Hark : c’est lui qui interprète le rôle du professeur Liu Yuebai.  

 

Au début des années 1990, il travaille comme éditeur, à Hong Kong, pour la revue littéraire du continent Dushu (读书), puis part à Taiwanen 1994, pour six ans. Il y lance l’une des premières chaînes de télévision par satellite de la République de Chine, super TV, vendue à Sony Entertainment à la fin de la décennie. Chan Koonchung a accumulé une richesse suffisante pour ne pas se préoccuper des ventes de ses livres et se permettre d’écrire des romans bannis sur le continent, dont il alimente lui-même la diffusion piratée sur internet.  

     

Ecrivain de Hong Kong

     

Il commence à écrire en 1978, des réflexions sur Hong Kong, son histoire, sa culture, la politique et la société. Son premier texte publié s’intitule « Un rêve de crème solaire » (太阳膏

 

La Chine bohême

     

La trilogie de Hong kong

 

的梦) ; il est publié en 1986 sur internet, sur le site booyee (博益) ; il témoigne d’une période où la crème solaire était devenue la grande mode à Hong Kong, symbole d’une vie saine, naturelle, au soleil.

    

Ce texte court formera la première partie de « La trilogie de Hong Kong » (香港三部曲), publiée en 2004, qui retrace vingt-cinq années d’histoire de la ville. De la vie naturelle en plein air, on est passé à un réquisitoire contre la pollution et les dérives de la croissance urbaine. Chan Koonchung est membre de Greenpeace.

    

En 2005, il revient sur son expérience personnelle, et, en 2007, publie un recueil d’essais sur la culture hongkongaise des années 1970. En 2008, avec « Neuf chapitres sur la ville » (《城市九章》), il livre une série d’essais sur plusieurs métropoles qu’il met en parallèle : Hong Kong, Taipei, Shanghai, Pékin…

 

Mais, entre-temps, il s’est installé à Pékin et son observation s’est tournée vers la Chine continentale.

 

La trilogie de Pékin

 

C’est à la fin des années 1990 qu’il a tourné son attention vers la Chine populaire. Il fait partie des élites taïwano-hongkongaises venues investir dans les « industries culturelles » du continent. Il lance une société internet, des magazines et produit des séries télévisées. Il s’installe à Pékin en 2000.

 

Ce sont alors les changements socio-politiques, et surtout l’évolution des mentalités qu’il constate à partir de 2004-2005 qui l’incitent à prendre la plume pour témoigner de ses inquiétudes. Le premier livre qu’il publie sur ce sujet sort en 2009, il marque un tournant dans son écriture.

 

Les années fastes

 

Neuf chapitres sur la ville

 

Ce livre est le roman traduit en français « Les années fastes » (《盛世》), avec dans le titre chinois une précision : « la Chine en 2013 » (《中国2013年》). C’est en effet un roman d’anticipation, mais de très peu puisque le livre a été écrit en 2008, dans la foulée de la grande mutation qu’a connue la Chine à partir des Jeux olympiques, mais qui s’amorçait déjà depuis plusieurs années. Ce qui est frappant, c’est que le pouvoir totalitaire et la société euphorique que décrit Chan Koonchung s’appliquent parfaitement à la situation de 2014 comme de 2013. Son roman est une réflexion sur les mécanismes du pouvoir totalitaire.

 

Les années fastes

 

L’histoire se passe en 2013, soit le futur très proche. Après une seconde crise économique au début de 2011, les pays occidentaux sont en récession tandis que la Chine est entrée dans un « âge d’or » de croissance. La prospérité nationale est accompagnée d’une euphorie générale, partagée par le personnage principal, Lao Chen (老陈), un écrivain de Hong Kong vivant à Pékin. Alter ego, donc, de Chan Koonchung. Mais lui, Chen, est en panne d’écriture et vit modestement de locations d’appartement, en allant voir tous les mois, pour se distraire, les films que passe un de ses amis dans son restaurant, projections auxquelles assiste aussi un bureaucrate insomniaque, membre de l’oligarchie au pouvoir, nommé He Dongsheng (何东生).

    

Peu à peu, Chen s’intéresse aux investigations menées par son vieil ami Fang Caodi (方草地), qui fait des recherches sur le mois de février 2011 qui a entièrement disparu des

documents officiels comme de la mémoire publique, tout comme la Révolution culturelle et les événements de Tian’anmen. Il est aidé de son ancienne petite amie Wei Xihong (韦希红) ou Xiao Xi (小希), ex juriste du bureau de la sécurité publique, devenue activiste internet. Ce qui les intrigue aussi, c’est, outre le phénomène d’amnésie collective, le sentiment de contentement général au sein de la population. 

 

Ils finissent par kidnapper He Dongsheng pour le faire parler. Le dernier tiers du livre est la confession de ce dernier, qui explique ce qui s’est passé. La crise économique menaçant son autorité et sa légitimité, le Parti communiste a mis en place un plan d’action draconien instituant une mainmise totale de toutes les activités gouvernementales, après suppression des troubles et restauration de l’ordre par les forces armées et la police et mesures interventionnistes pour relancer la consommation, instaurer un contrôle des prix et sortir de la crise. Parallèlement était lancée une politique étrangère inspirée de la Doctrine Monroe visant à assurer la suprématie de la Chine dans le Sud-Est asiatique, et une influence croissante dans le reste du monde.

 

Pour bien contrôler la population, enfin, de l’ecstasy a été mélangée à l’eau potable et à l’eau minérale en bouteille, d’où l’euphorie générale constatée, et ressentie, par Lao Chen. Et la disparition du mois de février correspond à la suppression de la mémoire collective de la répression effectuée pour « rétablir l’ordre ».

 

Après avoir vainement tenté de discuter des avantages de la démocratie libérale avec un He Dongsheng sceptique, ils le relâchent et chacun part de son côté au petit matin… La situation semble figée, et effectivement, avec le recul, le schéma échafaudé par Chan Koonchung paraît à peine de la politique-fiction, la drogue ajoutée à l’eau apparaissant juste comme une allégorie. Depuis ses débuts, l’histoire du régime communiste chinois peut se lire comme une suite de répressions pour maintenir l’ordre nécessaire à la croissance et assurer la légitimité du Parti à contrôler le pays.

 

Hong Kong et le concept

de Royaume céleste

 

Mais Lu Xun (魯迅), déjà, avait critiqué la tendance nationale à se nourrir de nostalgie collective pour un passé glorifié, et préférer se réfugier dansce passé  en fermant les yeux sur l’enfer qu’il avait pu être, « le bon enfer perdu », plutôt que d’avoir à affronter un présent dont l’enfer était bien réel. Chan Koonchung poursuit la réflexion de Lu Xun en montrant que la nostalgie du passé s’est mutée en sentiment euphorique tout aussi fallacieux, car fondé sur un paradis artificiel. 

 

L’histoire de Champa

 

Luoming《裸命》

 

Chan Koonchung a aussitôt récidivé dans la satire sociale corrosive avec son roman suivant, au titre ésotérique : Luoming (《裸命》) [1]. A travers l’histoire et le regard du jeune Tibétain Champa, il dresse un constat sévère des travers inquiétants de la société chinoise actuelle, entre xénophobie et matérialisme triomphant. Nous ne sommes plus dans une politique-fiction de façade, mais dans le réalisme le plus direct.

 

Chan Koonchung a choisi son sujet en connaissance de cause. Il a commencé à s’intéresser au Tibet en 1992 car il a alors réalisé des recherches pour un film que voulait réaliser Francis Ford Coppola. Depuis lors, il a vu la proportion de Han dans la population de Lhassa augmenter régulièrement, les touristes chinois se multiplier tandis que les touristes occidentaux se faisaient plus rares, faute de visas. A l’origine, il voulait conter l’histoire d’un jeune Tibétain tel que le Nyima

qui croise la route de Champa dans son roman. Mais il a finalement opté pour une autre optique : faire jouer à son personnage un rôle d’observateur à la Candide.

 

Champa est le chauffeur, à Lhassa, d’une femme d’affaires chinoise aisée dont il est également l’amant – ce qui nous vaut d’entrée quelques scènes très chaudes. Il est content de sa vie, Champa, car il pense pouvoir réaliser son rêve : aller vivre à Pékin. Il parle chinois, il est civilisé, ou le croit. Le problème, c’est que sa maîtresse n’a rien à faire de lui, à Pékin, et que, au passage, il perd sa virilité et toute ardeur au lit, devenant un objet inutile et encombrant. Même la fille de sa patronne, de visite à Lhassa, le traite avec mépris.

 

En l’absence des deux femmes, il vole la voiture et part seul pour Pékin, le trajet faisant figure de voyage initiatique qui commence à éroder sa vision éthérée de la Chine, formée auprès des touristes à Lhassa. A Pékin, Champa doit vite déchanter. La première à lui offrir un job est la fille de la patronne, une bisexuelle qui milite pour le sauvetage des chiens volés pour être vendus comme chair à pâté. Champa transporte un temps des chiens « libérés » jusqu’au centre où ils sont recueillis, mais l’affaire est de courte durée.

 

Il se met en quête d’un travail, pour réaliser que personne ne veut employer un Tibétain comme lui : le seul job qu’il trouve est gardien de prison, mais même pas une prison ordinaire - une de ces prisons illégales où sont détenus les braves paysans victimes de la corruption ambiante et montés à la capitale pour « faire pétition » et tenter d’obtenir justice, aussitôt poursuivis par les sbires des autorités provinciales. Han ou non han : les damnés de la terre en Chine, la face cachée d’une société peu amène envers les trublions dangereux pour l’ « harmonie » nationale.

 

Chan Koonchung force le trait à plaisir. Mais il est indéniable que son constat a du vrai. Le roman n’a été publié qu’à Hong Kong et à Taiwan, mais il a circulé sur internet en Chine, dans une version en caractères simplifiés, et y a suscité des débats animés avant d’être effacé. Il est d’autant plus féroce qu’il ne s’adresse pas seulement aux rapports entre Han et Tibétains, la satire est bien plus profonde : elle aborde le problème de la montée en Chine d’une inquiétante mentalité xénophobe, non seulement à l’égard des étrangers, mais aussi à l’égard des éléments considérés comme allogènes au sein de la population.

 

The Second Year of Jianfeng : An Alternative History of New China 

 

Dans ce troisième volet de la « trilogie de Pékin », Chan Koonchung a imaginé une Chine qui n’aurait pas été communiste, sous forme d’un roman qui construit un monde « alternatif » [2], une uchronie mêlant personnages fictifs et personnages authentiques, en reprenant leurs déclarations réellement prononcées, mais en les replaçant dans un contexte différent. Le modèle est ouvertement Taiwan : c’est l’évolution du système politique et économique taiwanais – et même ce qu’on peut bien appeler les succès d’un système devenu démocratique - qui constitue le critère de base pour imaginer ce qu’aurait pu être la Chine si elle n’avait pas été « libérée » en 1949.

 

Nous sommes le 10 décembre 1979. Soit la Deuxième année de Jianfeng (建丰二年) parce que c’est la seconde année du « règne » de Chiang Ching-kuo, fils de Chiang Kai-chek –

 

The Second Year of Jianfeng

Jianfeng était son nom « de courtoisie » [3]. Chan Koonchung implique donc dès le départ une continuité avec le système impérial, il n’y a pas de rupture.

 

Chan Koonchung présentant son livre

 

La Chine est une alliée des Etats-Unis depuis que les forces nationalistes ont vaincu les communistes à la fin de la guerre civile, en 1949. La capitale chinoise est toujours Nankin, le Dalaï Lama toujours à Lhassa, et Hong Kong toujours colonie britannique. La Chine est répressive, certes, mais prospère car il n’y a eu ni lutte des classes, ni purge de propriétaires fonciers [4], ni collectivisation, ni campagne anti-droitiers, ni Grand Bond en Avant, ni famine, ni Révolution culturelle.

 

Ce que Chan Koonchung a voulu montrer, dans cette histoire uchronique, c’est que, même si tout n’aurait pas été rose si les nationalistes avaient été victorieux et pris le pouvoir, en particulier à cause de leurs tendances dictatoriales et leur corruption endémique, la Chine serait devenue prospère bien plus tôt sans régime communiste ; sa thèse est que les trente années de régime maoïste, avant les réformes de Deng Xiaoping, ont été une dramatique perte de temps, d’énergies et de ressources, un détour historique sans nécessité et d’un énorme coût humain.

 

Le roman est une construction très subtile, qui repose sur un double niveau narratif. Parmi les nombreux personnages réels repris par Chan Koonchung, l’un des plus importants est Zhang Dongsun (ou Chang Tung-sun 张东荪), un philosophe démocrate qui a refusé de prendre parti pour les communistes ou les nationalistes et est mort en prison à Pékin en 1973. Dans le roman, il choisit de s’exiler à Hong Kong, où la liberté relative qui règne dans la colonie britanniquelui permet d’écrire un livre intitulé « Toutes les fleurs vont se faner quand je m’épanouirai : que se serait-il passé si les Communistes avaient pris le pouvoir en Chine ». C’est donc le monde réel qui devient la fiction opposée au monde uchronique posé en monde réel.

 

Zhang Dongsun (1886-1973)

 

Parmi les réussites de la Chine de 1979 imaginée par Chan Koonchung figure … la littérature. Des écrivains comme Zhang Ailing (张爱玲) n’ont pas été poussés à l’exil et ont poursuivi leur œuvre. Comme il n’y a pas eu de Révolution culturelle, Lao She (老舍) ne s’est pas suicidé – ou disons : n’est pas mort dans des circonstances inexpliquées - et il a continué à écrire. Il a terminé son ouvrage « Sous la bannière rouge » (《正红旗下》), en réalité laissé inachevé en 1966 ; il est devenu le premier prix Nobel chinois, dans les années 1960 !

 

Après l’élection récente à la présidence de Taiwan, qui marque l’un des grands succès de cette démocratie, « The Second Year of Jianfeng » fait réfléchir. Il est tentant de se laisser convaincre.

 


 

Principales œuvres publiées

 

2015 The Second Year of Jianfeng : An Alternative History of New China 

《建豐二年: 新中國烏有史》/ 《建丰二年: 新中国乌有史》

2013 Luoming 《裸命》 ouThe Unbearable Dreamworld of Champa the Driver” 

2012 Hong Kong et le concept chinois de Royaume céleste《中国天朝主义与香港》

2009 Les années fastes / The Fat Years 《盛世:中国2013年》 

2010 Il ne s’est rien passé 什么都没有发生 

2008 Neuf chapitres sur la ville 《城市九章》

2007 Et après : annales de culture locale 事后:本土文化志

2005 Moi, Hongkongais d’aujourd’hui : succès et fiascos我这一代香港人:成就与失误》

2004 La trilogie de Hong Kong 香港三部曲

2003 Liao Weitang, Yan Jun, la bohême chinoise廖伟棠、颜峻. 波希米亚中国

2001 Hong Kong, expérience inachevée香港未完成的实验

2000 Notes d’une ville métisse 半唐番城市笔记

1996 L’histoire du président 总统的故事

1986 Un rêve de crème solaire太阳膏的梦 (publié sur internet, sur le site booyee 博益)

 

Traduction en français

Les années fastes (《盛世》), traduit du chinois par Denis Bénéjam, éditions Grasset, janvier 2012, 415 p.

 

Traductions en anglais

The Fat Years (《盛世》), traduit du chinois par Michael S. Duke, préface de Julia Lovell, Doubleday Books, juillet 2011, 320 p.

The Unbearable Dreamworld of Champa the Driver (《裸命》), traduit du chinois par Nicky Harman, Doubleday, mai 2014, 192 p.


 


[1] Note sur le titre : Le titre est difficile à traduire, mais mérite une tentative d’explication ; en deux caractères, il synthétise de façon subliminale le message du roman par les significations qu’il suggère.

- luǒ signifie nu, mais a pris depuis quelques années un sens dérivé suggérant la corruption, comme dans luǒguān 裸官 qui désigne les fonctionnaires qui transfèrent leur argent à l’étranger et y envoient femmes et enfants, restant donc nus dans la capitale. 

- Quant au second caractère mìng, il désigne la vie, et les deux caractères 裸命 luǒmìng sont homophones de l’expression cantonaise 攞命, elle-même synonyme de 要命 yàomìng, qui signifie littéralement ‘qui en veut à la vie’, donc dangereux.

Le titre pourrait donc être traduit : Nu et vulnérable (à Pékin).

Merci à Bruce Humes pour cette explication. Son analyse du roman est d’ailleurs tout aussi intéressante : http://bruce-humes.com/archives/558

[2] Le terme utilisé par Chan Koonchung est wūyǒushǐ 乌有史 : l’histoire non-existante, qui n’a jamais existé. Ce n’est cependant pas un pur fruit de l’imagination car cette reconstruction de l’histoire repose sur un modèle réel.

[3] Il a succédé à son père à la tête du KMT à la mort de celui-ci en 1975, mais n’a été élu président qu’en 1978.

[4] Il y a eu une réforme agraire à Taiwan, mais sans lutte des classes : les propriétaires fonciers sont devenus actionnaires de sociétés d’Etat et ont formé les premiers éléments moteurs du développement industriel.

 

     

     

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

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