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Les grands sinologues français
Jean-Pierre Diény (1927-2014)
Présentation
par Brigitte
Duzan, 3 juillet 2026
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Jean-Pierre Diény (photo DR) |
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Jean-Pierre
Diény est né le 14 août 1927 à Colmar, où son père, André
Diény, était professeur agrégé d’histoire et géographie au
lycée. La famille, côté paternel, était calviniste ; son
grand-père et son oncle étaient pasteurs – il a dit qu’il
aurait pu être pasteur lui-même. Il avait quatre tantes : l’une
professeure d’histoire au lycée Victor-Duruy à Paris, une autre
musicienne, une troisième mathématicienne, et la dernière
bibliothécaire de l’École normale supérieure. Quant à sa mère,
elle appartenait elle aussi à une famille protestante, de
Mulhouse. Cette tradition familiale a inculqué à Jean-Pierre
Diény une rigueur, un désintéressement et un dévouement que tous
ceux qui l’ont connu se sont attachés à souligner
.
Parcours
sinologique
Suivant les
différentes mutations de son père, le jeune Jean-Pierre Diény
a fréquenté l’école primaire d’abord à Strasbourg, puis à
Versailles, est entré au lycée Henri IV à Paris, a passé l’année
1939-1940 à Rennes où le lycée avait été déplacé au début de la
guerre, et a terminé ses études secondaires au lycée Lakanal de
Sceaux. C’est là qu’il a préparé le concours d’entrée à Normale
sup’ où il a été admis en 1948, rentrant chez lui à Sceaux les
week-ends.
Alors qu’il
était helléniste, son intérêt pour la Chine s’est éveillé à la
lecture des ouvrages sur l’art chinois de la bibliothèque de
l’École, mais surtout, comme souvent, à la suite d’une rencontre
fortuite : celle du grand sinologue
Paul Demiéville
qui fit appel à lui pour donner des leçons à son fils ;
découvrant chez le jeune précepteur des talents originaux et un
esprit en affinité avec le sien, il l’encouragea à poursuivre
une carrière de sinologue qu’il soutint activement par la suite.
Jean-Pierre Diény dira de lui : « Jamais envers aucun maître je
n’ai contracté une telle dette de reconnaissance. »
Toujours selon
Marianne Bastid-Bruguière, Jean-Pierre Diény fut reçu
« cacique » (c’est-à-dire premier) à l’agrégation de lettres en
1951, après quoi il fit une année de service militaire, puis
enseigna au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg. Il ne put
cependant se consacrer à l’étude du chinois que grâce à la
fondation Thiers dont il devint pensionnaire en 1955, ce qui lui
permit de suivre les cours de ce qui était alors l’École
nationale des langues orientales vivantes, c’est-à-dire
« Langes-O » (aujourd’hui Inalco). Lors d’un congrès de
sinologie en 1957, il rencontra une condisciple, Colette Patte,
fille du doyen de la faculté des sciences de Poitiers et
passionnée de science chinoise, qu’il épousa l’année suivante,
en 1958. Bien que se consacrant à l’éducation de leurs enfants,
elle poursuivit ses recherches sur l’histoire des sciences en
Chine et celle des Jésuites, encouragée par son époux.
D’octobre 1959
à novembre 1962, Jean-Pierre Diény est pensionnaire à la
Maison franco-japonaise, d’abord à Kyoto où il étudie auprès du
grand maître des études classiques chinoises, Kawakatsu Yoshio (川勝義雄),
à un moment où la sinologie était à son zénith au Japon. Il
revient à Tokyo en septembre 1962 avant de quitter le Japon en
novembre.
Il reste deux
ans à Paris, au CNRS, avant de partir en novembre 1964 à Pékin
où il enseigne le français à l’Institut des langues étrangères.
En octobre 1965, grâce à l’accord d’échange de chercheurs
signé avec la Chine, il devient boursier de doctorat à la
faculté de chinois de l’université de Pékin avec, pour
subvenir à l’entretien de la famille, une bourse complémentaire
obtenue du Quai d’Orsay, sur le reliquat de l’indemnité des
Boxers.
Mais l’ambiance est oppressante, l’enseignement lourd et l’accès
aux bibliothèques difficile, les contacts étant malaisés.
La crise
éclate fin 1966, en plein déchaînement des débuts de la
Révolution culturelle. Les chercheurs étrangers doivent quitter
la Chine. Jean-Pierre Diény se replie sur Hong Kong, en
réintégrant le CNRS comme attaché de recherche. En même temps,
l’occasion lui permet de découvrir un cercle de savants chinois,
souvent venus du Continent, ouverts et accueillants, dont le
grand érudit Jao Tsung-i, ou Rao Zongyi (饒宗頤
1917-2018), à la fois calligraphe, peintre, historien et bien
plus, avec lequel il se lie.
Promu chargé
de recherche, il rentre à Paris à la fin de septembre 1967,
avec sa femme et leurs quatre enfants. En juin 1970, il est élu
directeur d’études à la IVe section de l’École pratique des
hautes études, sur un poste nouveau intitulé « Histoire et
philologie de la Chine classique » qu’il occupa jusqu’à sa
retraite en 1997. Il eut pour successeur son élève
François Martin.
Après sa
retraite, il passa plusieurs mois, avec quelques disciples et
amis, à ranger la bibliothèque de l’Institut des hautes études
chinoises du Collège de France, en ressortant des vieux cartons
empilés depuis des années pour en trier, classer et cataloguer
les fonds et les mettre à disposition des lecteurs. Quant à sa
propre bibliothèque sinologique, il l’a léguée à la
Bibliothèque universitaire de Strasbourg.
Il s’est
éteint en mai 2014, quelques mois après le décès de son épouse.
Recherches et publications, héritage scientifique
Premières
publications
Ses recherches
et intérêts se sont très vite orientés vers la poésie chinoise
ancienne, également sujet de prédilection de
Paul Demiéville
qui a publié en 1962 une anthologie de poésie chinoise classique
à laquelle a contribué Jean-Pierre Diény. Il s’est consacré à
ces recherches en apportant à l’étude du langage poétique
chinois une érudition de lettré chinois, puisée dans ses
lectures et allant jusqu’à une remarquable maîtrise de l’art
calligraphique. Lors de son séjour à la Maison franco-japonaise
à Kyoto, puis Tokyo, il a en outre noué des liens étroits avec
des sinologues japonais spécialistes de l’histoire et de la
littérature chinoises.
Sa première
publication, en 1960, fut une traduction de lettres familiales
du peintre d’orchidées et de bambous du 18e siècle
Zheng Xie (郑燮)
ou Banqiao (板桥),
l’un des « Huit excentriques de Yangzhou » (扬州八怪).
Son
chef-d’œuvre reste sa traduction des « Dix-neuf poèmes
anciens » (《古詩十九首》),
d’abord publiée au Japon, puis aux PUF en 1963, et en 1974 par
le Centre de publication Asie orientale de l’université Paris
VII.
Ces poèmes anonymes dont on ignore quasiment tout, à commencer
par leur date de composition, sont extrêmement connus et
commentés en Chine, mais étaient toujours quasiment inconnus en
Occident au 20e siècle, d’où l’intérêt du travail de
Jean-Pierre Diény qui y a vu une véritable révolution poétique
vers le 1er siècle de notre ère : sa traduction reste
un modèle, étant publiée en bilingue, avec une première partie
donnant texte et traduction, avec notes explicatives en bas de
page (pp.7-45), une deuxième partie offrant des commentaires
approfondis pour chaque poème (pp. 47-157), une conclusion qui
pourrait aussi bien être une préface (pp. 159-187) et une
bibliographie (pp. 189-194)
.
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Les
Dix-neuf poèmes anciens, éd. Paris VII, 1974 |
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Il analyse
plus en détail cette révolution poétique dans son ouvrage « Aux
origines de la poésie classique en Chine. Étude sur la poésie
lyrique à l’époque des Han ». Son étude porte tout autant
sur la musique ancienne, liée en Chine à l’expression poétique,
en montrant le rôle essentiel du Bureau de la musique (Yuefu
樂府/乐府),
créé en 177 avant J.C. et chargé par l’empereur Wudi (汉武帝)
de collecter les chansons populaires dans les campagnes afin de
constituer un fond musical pour composer hymnes religieux et
divertissements de cour. L’ouvrage vaut une double récompense à
son auteur : médaille de bronze du CNRS en 1967 et prix Giles
(ou Herbert Allen Giles) décerné en 1969 par l’Académie des
inscriptions et belles-lettres. Après une première édition en
1968, l’ouvrage a été
réédité par Brill en 2024.
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Aux
origines de la poésie classique en Chine, Brill 1968 |
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À Pékin, en
revanche, ses travaux tombent dans la plus grande indifférence
(on est en pleine Révolution culturelle). Mais son érudition et
ses curiosités de bibliophile averti lui inspirent malgré tout
un petit ouvrage dédié à ses enfants : « Le monde est à
vous. La Chine et les livres pour enfants » publié en 1971
chez Gallimard (coll. Témoins)
.
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Le
monde est à vous.
La
Chine et les livres pour enfants (1971) |
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Il poursuit
l’étude de l’histoire de la poésie chinoise avec ses étudiants à
l’École pratique des hautes études, dans une approche
comparatiste mêlant les exégèses japonaises aussi bien que
chinoises. Il étudie ce moment clé de la création poétique
chinoise qu’est la poésie de Cao Cao (曹操)
et de ses fils, au tournant de la fin des Han et des
Trois Royaumes.
Cao Cao est resté célèbre pour le poème composé, et chanté sur
son bateau, à la veille de la désastreuse bataille de la Falaise
rouge (chìbì
赤壁) ,
qui a inspiré toute une séquelle de
poèmes et de peintures sur ce thème.
Avec ses fils Cao Pi (曹丕)
et Cao Zhi (曹植),
il a créé un style de poésie dit « de Jian’an » (建安文学),
du nom de l’ère 196-220. Cependant, démonisé sous les Song, on
le connaissait surtout pour ses exploits militaires, sa cruauté
et ses excentricités. Jean-Pierre Diény remonte aux sources,
approfondit l’esthétique des poèmes, leurs ressorts
psychologiques, le contexte social, et écrit plusieurs ouvrages
sur le sujet, en terminant par la traduction intégrale des
poèmes de Cao Cao, en 2000.
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Les
poèmes de Cao Cao (155-220), Collège de France,
Institut
des hautes études chinoises, 2000 |
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Jean-Pierre
Diény affine la définition des genres poétiques en en soulignant
les styles et modes d’écriture, les thèmes et les images,
l’imaginaire poétique plutôt que le système de règles.
Selon François Martin,
il
rêvait d’un lexique de l’imagination littéraire en Chine, en
interrogeant thèmes et images fondateurs de civilisations, tels
le dragon et le phénix. Il en a fait un thème de
recherche aboutissant à un autre modèle plongeant dans les
documents anciens, hors des clichés et images convenues : le « Symbolisme
du dragon dans la Chine antique », publié par l’Institut des
Hautes Études chinoises du Collège de France en 1987.
C’est une étude à première vue déroutante, un exercice de
mythologie comparative qui se présente comme un répertoire, un
inventaire analytique d’ouvrages chinois mais aussi
comparatistes, suivi d’un tableau synthétique ; à l’encontre de
toutes les « hypothèses nées du cerveau fertile des
mythologues » et autres « élucubrations » (dixit l’auteur), et
contre toute théorisation, elle est fondée sur un ensemble
d’ouvrages comportant des descriptions du milieu spatial, des
comportements, évolutions et métamorphoses de cet animal
mythique déconcertant, polyvalent, et fantastique.
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Le
Symbolisme du dragon dans la Chine antique |
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Jean-Pierre
Diény affine en même temps son art de traducteur, que l’on voit
s’épanouir dans la traduction des récits de
Yuan Mei (袁枚)
publiée en 2011. La recherche autour d’une œuvre pouvait aussi
bien donner des portraits formidables, tel le « Portrait
anecdotique d’un gentilhomme chinois, Xie An (320-385),
d’après le Shishuo xinyu » (« Anecdotes contemporaines et
nouveaux propos »
《世说新语》),
également publié par la Bibliothèque de l’Institut des hautes
études chinoise, en 1993. On se pressait à ses conférences.
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Portrait anecdotique d’un gentilhomme chinois, Xie
An |
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Après son
départ à la retraite, il mena à terme des projets encore
inaboutis, en « se faisant plaisir », dit-il. C’est ainsi qu’il
publia une anthologie de traductions de poèmes paysagers
chinois, « Jeux de montagnes et d’eaux », reflétant son
amour pour la montagne découverte en Chine lorsqu’il y retourna,
brièvement, en 1986. Ouvrage publié en janvier 2000 aux Belles
Lettres, en bilingue, qui reste un modèle et un chef-d’œuvre de
l’art de la traduction poétique.
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Jeux
de montagnes et d’eaux,
quatrains et huitains de Chine |
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Publications
Ouvrages
- Les Dix-neuf
poèmes anciens 《古詩十九首》
Bulletin de
la Maison franco-japonaise, Nouvelle série, VII, 4,
Presses
Universitaires de France, 1963, 194 p.
Réimpression : Université Paris VII, Centre de publication Asie
orientale, 1974.
Réédition :
les Belles Lettres, Bibliothèque chinoise,
2010, 2019.
- Aux origines
de la poésie classique en Chine. Étude sur la poésie lyrique à
l’époque des Han, T’oung Pao, VI / E.J. Brill, 1968.
- Le monde est
à vous. La Chine et les livres pour enfants, Gallimard (coll.
Témoins), 1971, 61 illustrations hors-texte.
- Concordance
des œuvres complètes de Cao Zhi (曹植文集通检),
avec la contribution de
Chantal Chen-Andro
et de Guy Gagnon, Collège de France, Institut des
hautes études chinoises, 1977.
- Pastourelles
et magnanarelles. Essai sur un thème littéraire chinois, Droz
(« Hautes études orientales »), 1977
.
Traduction
chinoise : Muyangnü yu caisangnü
牧羊女与採桑女
(la
bergère et la magnanarelle), 1991.
- Le
Symbolisme du dragon dans la Chine antique, Collège de France,
Institut des Hautes Études chinoises, 1987/réimpression 1994.
- Portrait
anecdotique d’un gentilhomme chinois, Xie An (320-385), d’après
le Shishuo xinyu, Collège de France, Institut des Hautes
Études chinoises, 1993.
- Zheng
Banqiao, Lettres familiales, Encre marine, 1996.
- Les poèmes
de Cao Cao (155-220), Collège de France, Institut des Hautes
Études chinoises, 2000.
- Jeux de
montagnes et d’eaux, quatrains et huitains de Chine, Les Belles
Lettres, 2000/2007 (édition augmentée)
- Ce dont le
maître ne parle pas : le merveilleux onirique de Yuan Mei,
récits traduits, présentés et annotés par Chang Fu-Jui,
Jacqueline Chang et Jean-Pierre Diény, Gallimard/Connaissance de
l’Orient, 2011.
Édition
et collaborations
- Anthologie
de la poésie chinoise classique, sous la direction de Paul
Demiéville, Gallimard, Coll.Unesco d’œuvres représentatives,
série chinoise, sous les auspices de l’Unesco, 1962, rééd. poche
2010.
- Paul
Demiéville, Poèmes chinois d’avant la mort, Jean-Pierre Diény
(éd.), L’Asiathèque, 1984.
-
Hommage à Kwong Hing Foon.
Etudes
d'histoire culturelle de la Chine, Jean-Pierre Diény (éd.),
Collège de France, Institut des Hautes Études chinoises, 1995.
-
Collaboration et préface à la traduction chinoise des « Stèles »
de Victor Segalen par Esther H.E. Lin, Taipei, Central Book
Publishing Coompany, 1999.
Articles
en français
- « Des
encyclopédies aux concordances », Cahiers de
linguistique, d’orientalisme et de slavistique, janvier 1978.
- « Les Sept
tristesses (Qī āi《七哀》
).
À propos de deux versions d’un poème à chanter de Cao Zhi »,
T’oung Pao, 65, 1-3, 1979.
- « Pour
un lexique de l’imagination littéraire en Chine. Le symbolisme
du soleil »,
Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient, LXIX, 1981.
- « Paul
Demiéville (1894-1979) », Livret 2, Rapports sur les conférences
des années 1981-1982 et 1982-1983. École pratique des Hautes
Études, IVe Section, 1985.
- « Les
inscriptions sur os et sur écaille de l’époque des Zhou »,
Journal Asiatique, 274, 3-4, 1986.
-
« Lecture
de Wang Can (177-217)
»,
T’oung Pao, 73, 1987.
- « La
vitalité de la poésie chinoise médiévale », Journal of the
American Oriental Society, 108-3, 1988.
- « Le
Fenghuang et le Phénix »,
Cahiers d’Extrême-Asie, 1989/5. Numéro spécial Études taoïstes
en l’honneur de Maxime Kaltenmark. Texte d’une conférence donnée
à l’université de Kyoto le 24 octobre 1987.
- « Mythologie
et sinologie »,
Études chinoises, 9-1, printemps 1990.
- « In
memoriam
Kwong Hing Foon (1944-1990) »
[note biographique], Études chinoises, 1990/9-1.
- Traduction
de la dernière étude de Kwong Hing Foon, « Wang
Zhaojun dans les contes populaires contemporains »,
Études chinoises, 9-1, printemps 1992.
- « Les
années d’apprentissage de Cui Shu »,
Études chinoises, 13, 1-2, printemps-automne 1994.
- « Esquisse
d’une poétique des nuages. À propos de Maria Rohrer : Das
Motiv der Wolke in der Dichtung Tao Yuanmings
»,
T’oung Pao, vol. 80, 4-5, 1994.
- « Portraits
de femmes. Le chapitre 19 du Shishuo Xinyu dans
Hommage à Kwong Hing Foon », J.P. Diény éd. Collège de
France, Institut des Hautes Études chinoises, 1995.
- « Une guerre
de Cao Cao (193-194). Note sur la pratique historique dans la
Chine ancienne », dans De Dunhuang au Japon. Études
chinoises et bouddhiques offertes à Michel Soymié,
Paris/Genève, École pratique des Hautes Études/Collège de
France/Droz, 1996.
-
« L’embarquement de l’éléphant : un étrange épisode de la
conquête du pouvoir par Xuanzong des Tang », dans Le vase de
Béryl. Études sur le Japon et la Chine en hommage à Bernard
Frank. Éd. Philippe Picquier, 1997.
- « La
légende, le conte et l’histoire : le cas du vénérable Zhang Guo
(VIIIe siècle) », dans En suivant la Voie Royale.
Mélanges en hommage à Léon Vandermeersch, réunis par Jacques
Gernet et Marc Kalinowski, École française d’Extrême-Orient,
1997.
- « In
memoriam
Yves Hervouet (1921-1999) »,
Études chinoises, 17, 162, printemps-automne 1998.
- « Contre
Guo Maoqian : À propos des deux versions de certains poèmes des
Han et des Wei »,
T’oung Pao, ol. 85, 1-3, 1999.
À lire en
complément
In memoriam Jean-Pierre
Diény
[note
biographique] par François Martin, Études chinoises, 2014/33-2
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