She Donghao
佘东昊
Présentation
par Brigitte
Duzan, 25 octobre 2026
Né en
1997, She Donghao (佘东昊)
est l’un des écrivains lauréats, en janvier 2026, de la
deuxième édition du
Projet Fubi
pour son recueil de nouvelles « La machine à sous
nocturne » (《夜晚老虎机》).
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La
machine à sous nocturne
《夜晚老虎机》(Fubi
n° 870) |
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Diplômé en
écriture créative de l’université Fudan de Shanghai, il a
plus de que les deux écrivaines primées en même temps que
lui,
Zhang Yiyu (张一羽)
et
Wang Yiting (王一婷).
Il a
publié des récits dans les revues « Qingchun » (《青春》)
et « Mengya » (《萌芽》),
et son récit « Le petit doigt » (《小指》)
a été inclus dans l’anthologie « Word
for Word »
du département de traduction collaborative de la Colombia
University School of the Arts, partenaire de Fudan depuis
2022.
En 2024,
sa nouvelle « Cendres » (《骨灰》)
a été sélectionnée pour le prix « Un monde parfait » (‘完美世界’)
du concours Oxford-BNU Creative Writing - concours
international d’écriture créative organisé en partenariat
par le centre d’écriture créative de l’Université normale de
Pékin (BNU) et le centre d’écriture créative Mo Yan de
l’université d’Oxford.
En janvier
2026, le prix Fubi décerné à « La machine à sous nocturne »
(《夜晚老虎机》)
lui a apporté une consécration au-delà de la sphère
universitaire.
Lors de la cérémonie de remise des prix, à l’Espace d’art
contemporain n° 6 de Beijing Dongyi (北京东艺六号艺术空间),
il a montré qu’il avait aussi de l’humour, ce qui
transparaît aussi dans ses nouvelles : il a raconté qu’il
n’a pas tout de suite osé dire à ses parents qu’il était
admis à Fudan, il a attendu deux mois et le leur a annoncé
pour le Nouvel An ; alors ils lui ont demandé si c’était une
bonne situation, dans une entreprise d’État et combien il
allait gagner. Donc le prix allait lui permettre de remonter
un peu dans leur estime…
Le recueil
primé est une série d’histoires de jeunes comme des
chroniques, créant une tension entre quotidien et
imaginaire. La nouvelle « La machine à sous nocturne » a été
publiée dans le numéro de février 2026 de la revue « Huacheng »
(《花城》2026年第2期).
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Huacheng,
n° de février 2026, les auteurs |
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Mais la
nouvelle « Embrasser Lee Chang-dong » (《亲吻李沧东》)
est sans doute un meilleur exemple du style de l’auteur. Le
père du narrateur a essayé d’apprendre d’un masseur aveugle
une technique de massage appelée « Sutra du nouveau-né
vivant » (“活婴经”)
sensée avoir le pouvoir de renverser le processus de
vieillissement. Le masseur refuse, mais transmet la
technique au narrateur. Le père meurt dans un accident lié à
cette technique mal maîtrisée. Des années plus tard, le
narrateur est devenu masseur, et il mentionne l’incident en
massant un réalisateur célèbre. Le réalisateur incite alors
le narrateur à effectuer sur lui le rituel car il veut ainsi
pouvoir retrouver son ancienne passion pour un projet de
film abandonné… La nouvelle est en fait la chronique des
difficultés relationnelles entre le narrateur et son père,
gêné dans sa puissance d’imagination par la présence de son
fils, finalement élevé par les grands-parents.